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”A mes enfants et petits enfants au sens large’’ écrit Simbare Jean-Baptiste

By Julien Barinzigo / Published on Saturday, 04 Mar 2017 09:39 AM / /
Abbé Ntabona Adrien, Simbare JBaptiste au milieu , Moϊse Sagamba lors de la présentation du Livre”A mes enfants et petits-enfants au sens large’’ le 4 mars , photo Julien

Ce samedi 4 mars 2017, dans la salle Bwenge Nyabwo de la Paroisse Esprit de Sagesse,l’entrepreneur Jean- Baptiste Simbare, 83 ans, a présenté son livre ‘’A mes enfants,  petitsenfants et arrières- petits enfants au sens large’’ .

Au chapitre de l’organisation de l’événement, l’Abbé Adrien et le Professeur à l’Université Lumière de Bujumbura Moϊse Sagamba se présentaient successivement comme chargé de censure  et directeur.Connu dans la ville de Bujumbura comme un homme réussi dans les affaires, Simbare a décidé de léguer  non seulement des paroles qui s”envolent mais des écrits qui restent”.

Dans l’introduction, Abbé Ntabona a parlé d’abord de la générosité rare de l’Interbank de transformer un bar dit Juge Rouge en un Centre culturel et d’en faire cadeau à la paroisse par une convention ” tacite  reconduction”. S’agissant du présentateur, l’ancien autodidacte n’a pas manqué de souligner les grandes relations qui existent entre eux. ” Je ne sais par quelle coïncidence, nous avons été tous gardiens des vaches pendant deux ans”, humourise le curé d’hier.

Moϊse Sagamba a  évoqué la problématique de ‘’ porter la peau de Simbare’’ lors de la rédaction.Il a qualifié l’oeuvre comme le plus facile à lire.

Le livre de Simbare, une autobiographie, résume sa vie d’enfance sur sa sous colline de Kuwiraro à Kiganda en Province Muramvya jusqu’à la vie entrepreneuriale . Simbare n’a pas de diplôme. Une année non réussie seulement au secondaire et au terme de laquelle un prêtre flamand lui annonça son renvoi de l’école. Il fera deux ans en s’occupant des troupeaux de son père. ”Je prends de l’âge… j’entends dépasser mon cadre familial, pour m’adresser à quiconque a l’intention de développer entrepreneuriat”  Simbare commence son allocution . 

Il se lance à la recherche du travail. Il trouve un job à Gitega. Il est nommé Secrétaire Indigène. De là, il décide de se mettre à l’école de la vie. Il gagne la discipline coloniale. Miraculeusement, il gagne un poste d’Inspecteur de Police Judiciaire car sans qualification .Il entre en conflit avec un blanc, son patron mais celui-ci juge que Simbare avait raison et lui accorde un partenariat comme fournisseur de matériaux locaux de constructions.

Epuisé par le travail, il tombe malade et va se faire soigner en Europe. ‘’Sur mon lit de l’Hôpital, j’ai eu l’inspiration de convertir l’obstacle de la maladie en opportunité……En faisant l’expérience de la fragilité, j’ai décidé de me lancer dans la boulangerie pâtisserie où ma famille pouvait être plus partie prenante que dans la recherche du gravier et du sable’’ lance cet entrepreneur de 83 ans devant un public fait, en grand nombre, d’ intellectuels aux cheveux blancs.

Pour Simabare, deux grands principes président à la vie entrepreneuriale: le devoir de ne jamais consommer au delà de ce qu’on produit et la résistance à la tentation d’avoir tout, tout de suite.”Il faut prendre le risque mais un risque  calculé comme je l’ai fait quand j’ai démissionné de la fonction publique pour aller faire mes affaires. En tout, l’amour est une condition sine qua none pour réussir toute affaire” a ajouté l’entrepreneur expérimenté.

Il a terminé par la fin de son livre qui résume les vertus exigées pour que quelqu’un soit  un bon entrepreneur : la discipline, l’humilité, l’art de rebondir suite à un échec, la consultation des professionnels et des experts.

Après la présentation, des questions ont été posées notamment celles de savoir quel secret lui a guidé pendant son parcours, de comment il se présente en même temps riche et pauvre. A toutes ces questions, avec humour il a répondu que ce qui lui a guidé de plus c’ est la rigueur au travail et qu’il n’est pas riche comme on le pense.

Répondant aux questions des journalistes, Simbare a parlé les grandes  lignes  pour réussir toute affaire:” Avoir l’honnêteté, consulter les autres, ne pas se décourager, aimer son travail, partir de l’échec pour savoir la cause”.

L’entrepreneur Jean- Baptiste Simbare devient un des burundais les plus âgés qui pensent encore à la plume à coté de l’Honorable Firmato Nahayo dans Akagaye ntawe kereye.

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