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Et hélas la Pâques

By Julien Barinzigo / Published on Sunday, 16 Apr 2017 23:58 PM / /
Mont Sion Gikungu, Dimanche de Pâques 17 avril 2017

De simple substantif, Pâques signifie la traversée. Dans le domaine religion cette fête est la commémoration de la résurrection de Jésus Christ  le troisième jour de sa passion, un Jésus  capable de passer par les murs, de marcher sur les eaux, d’arrêter les tempêtes, rendre la vie à Lazare, un Jésus qui échappe à la mort et qui vient de violenter l’ordre naturel.

L’église catholique parle de la solennité des solennités, une fête des fêtes, une nuit pas comme les autres, une faute heureuse qui a valu le salut aux hommes selon l’exultet  chanté pendant la messe pascale et reprend l’alléluia suspendue pendant le carême.

La résurrection marque réellement le début de la puissance de Jésus et la continuité de ses enseignements car s’il n’allait pas ressusciter son idéologie allait tourner en mensonges proférés par un garçon de Joseph le charpentier, un homme avec éloquence capable de convaincre les foules pour adhérer à ses idées comme Socrate et Aristote longtemps avant lui.

Bien de chrétiens célèbrent la tradition de pâques pas la traversée. Ils sont convaincus de la résurrection qui les attend. Ce retour à la vie attire plusieurs personnes

Deux figures importantes mais peu connues. Marie de Magdala où magdala signifie tour. Une femme aussi pécheresse que les livres parlent d’une femme aux sept péchés.  Curieusement, elle a acheté un parfait équivalant à un salaire de 200 jours de son temps pour arroser les pieds de Jésus. Plus étonnant, elle a suivi à la loupe le calvaire de Jésus jusqu’à la croix contrairement aux disciples qui avaient pris le large. Jean qui, comme Marie de Magdala a suivi Jésus jusqu’à la croix. Très jeune et véridique, il était enfant chéri de Jésus.

Bien habillés, très bien habillés en habits neufs ou tout simplement dressed to kill pour utiliser l’expression des descendants de Shakespeare.

Les préparatifs vont des  milliers, des millions et qui sait car des salons de coiffure, des maisons à sec

Au Burundi, plus de 571 confessions religieuses avec deux archevêques, une dizaine d’évêques, plus de 500 prêtres, d’innombrables diacres, une légion de pasteurs, des experts en matière de religion.

Une poignée de ces églises ne célèbrent pas cette fête car leurs idéologies prennent Jésus pour un homme historiquement connu qui n’a aucune affaire de divinité et par voie de conséquence ne pouvait se payer le luxe de ressusciter parmi les morts.

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