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Le ministère de la Bonne gouvernance demande le respect des normes environnementales en matière de protection du lac Tanganyika

By Indundi Staff / Published on Monday, 04 Sep 2017 09:43 AM / /

D’après une étude menée au mois d’août 2017 par le ministère en charge de la Bonne gouvernance sur l’état des lieux du respect des normes environnementales en matière de protection du lac Tanganyika, ce dernier, qui constitue à la fois une très grande réserve d’eau et un écosystème d’une richesse légendaire en biodiversité, est confronté à beaucoup de menaces comme la pollution de diverses natures. 
Cette pollution est, selon la même source, principalement due à l’accroissement démographique et à la pauvreté, une urbanisation parfois anarchique au bord du lac, une industrialisation non respectueuse des normes et une agriculture non durable. Le rapport indique qu’à l’issue des différentes descentes effectuées sur le littoral du lac, dans certaines usines de la Marie de Bujumbura, ainsi que dans les unités d’extraction d’huile de palme, l’équipe de mission a constaté que le domaine hydraulique public du littoral du lac Tanganyika a été violé par les services en charge de l’urbanisation d’une part, et d’autre part, des particuliers qui prétendaient avoir des propriétés foncières dans la zone tampon.


Les lotissements de terrain qui ont été effectués dans les quartiers de Nyabugete I, II, III et IV où la Société immobilière publique (SIP), l’ECOSAT (Encadrement des constructions sociales et de l’aménagement des terrains) et la direction générale de l’Urbanisme ont violé la loi régissant la zone tampon lors de la viabilisation de ces sites, déplore l’étude. S’agissant des sites déjà viabilisés, la seule solution envisageable pour sauver le patrimoine lacustre est, selon la même étude, l’annulation des attributions déjà accordées, ainsi que la destruction systématique des constructions qui y sont déjà érigées.


Pour le cas du site de Nyabugete V et Gisyo, le document indique que leur viabilisation est en attente et s’étend visiblement sur une partie de la zone tampon et la zone humide. Pour éviter les erreurs déjà commises, la viabilisation attendue sur ce site devrait être arrêtée par les services habilités, recommande le ministère en charge de la Bonne gouvernance.


Cette institution fait savoir, à travers la même étude, que certaines constructions des autres quartiers se trouvant sur le littoral du lac Tanganyika, à savoir Kinindo ouest, Kabondo ouest et Kajaga ont été également implantées dans le domaine hydraulique public en violation et doivent, par conséquent, être systématiquement détruites. Pour les différents cas de destruction des immeubles déjà construits et des annulations des attributions, l’on indique que les acquéreurs de bonne foi, qui seront en droit d’être indemnisés, le seront par les responsables qui ont attribué ces parcelles (conformément à la loi, sur action récursoire et directe de l’Etat).


Le site de Kibenga rural présente, selon l’étude, un cas particulier dans la mesure où des privés ont vendu des parcelles non viabilisées dans le domaine hydraulique public, en violation de l’article 196 du code foncier. A cet effet, l’étude recommande à l’autorité en charge de l’environnement de procéder au retrait de ces parcelles et d’obliger les acheteurs de détruire les constructions qui y sont érigées à leurs frais.

Source: ABP

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