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Nairobi: 5ème conférence panafricaine sur les flux financiers illicites et la fiscalité

By Julien Barinzigo / Published on Wednesday, 11 Oct 2017 12:03 PM / /

Le Réseau pour la Justice Fiscale Afrique TJN-A , en collaboration avec la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique ,la Commission indépendante pour la réforme de la fiscalité internationale des entreprises , le réseau de la justice fiscale , la Fondation Friedrich Ebert Stiftung  et l’Alliance mondiale pour la justice fiscale  a organisé la 5ème conférence panafricaine sur les flux financiers illicites et la fiscalité dans la ville de Nairobi.

Pour les organisateurs, cette conférence   va permettre d’organiser des conférences annuelles similaires organisées par le Réseau pour la Justice Fiscale Afrique TJN-A, qui visent à fournir un forum aux décideurs d’Afrique et d’ailleurs pour articuler les problèmes et proposer des solutions pour réduire les flux financiers illicites en provenance d’Afrique.

Nishirimbere Appolinaire

L’objectif de cette conférence est de fournir une plate-forme aux multiples parties prenantes et acteurs politiques issus des gouvernements, des organisations de la société civile et autres acteurs concernés pour réfléchir à la méthodologie pour  lutter contre les flux financiers illicites en Afrique et plus largement pour la mise en œuvre des objectifs du développement durable.

Appolinaire Nishirimbere, un des burundais meneurs du panafricanisme trouve que ‘’l’Afrique sera réellement indépendante si  et seulement si elle arrive à stopper les flux financiers illicites en provenance d’Afrique et récupérer l’argent public volé et caché dans les paradis fiscaux ‘’.

Il donne un exemple du rapport du Groupe de haut niveau qui montre que ‘’l’Afrique perd annuellement 50 milliards de dollars en flux financiers illicites, l’argent qui aurait pu être utilisé pour développer l’Afrique. Cet argent dépasse énormément celui reçu en aide’’, écrit Nishirimbere sur les réseaux sociaux.

Pour Appolinaire, ” L’Afrique est créancier net du reste du monde car, sur un dollar donné en aides, plus de 90% retourne chez les donateurs ”

Il conclue, en citant les rapports du panafricanisme, qu’en définitive, l’Afrique n’a pas besoin d’aide. Elle a besoin de se restructurer et freiner les flux financiers illicites en sa provenance. L’Afrique est créancier net du reste du monde car, sur un dollar donné en aides, plus de 90% retourne chez les donateurs.

Le Réseau pour la Justice Fiscale Afrique TJN-A avait organisé un atelier de deux jours à Bujumbura en date du 11 et 12 avril 2017 pour les buts semblables à ceux de la conference de Nairobi .

 

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