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L’homme sous le coup de deux forces contradictoires

By Julien Barinzigo / Published on Saturday, 13 Jan 2018 12:50 PM / /

L’Homme est fait de deux forces un peu contradictoires, une centrifuge une autre centripète mais équilibrées par l’umutima. Les deux font que l’homme se comporte d’une telle ou telle autre manière dans la société,  a introduit le professeur, Abbé Ntabona en retraite, sa synthèse  sur les valeurs culturelles au Burundi.

Tout part du concept d’inda (l’intérieur intime) à différencier totalement du ventre, s’est exclamé l’ancien autodidacte. Pour bien comprendre les deux forces, mieux est de garder le sens de kurya et kuvyara. Ainsi, kuvyara revient à cette tendance qu’a l’homme de se pérenniser. L’homme veut voir dans son fils, dans sa fille le meilleur de soi-même et si c’est le contraire il souffre énormément. Kurya, quant à lui rejoint la force centripète.

Pour l’Abbé Ntabona, la solidarité familiale tant voulue et appréciée par les burundais née de là. Etre fils de, être fils de, être oncle de ….mon ami et mon meilleur ami, mon ami à moi, bref avoir le sien. “Umubanyi niwe mu ryano, umuryango uva ku muryango”. Cette relation tend à disparaître de tant plus que les sociétés africaines, celle des burundais y incluse, copient les modèles européens. Les filles européennes ont des sentiments de perdre la tête lors de l’accouchement, de perdre la forme pendant la grossesse et de perdre les succès devant le regard de leurs époux.

Dans un individu se dessine un schéma fait d’un “Nous, nous sommes bons, nous méritons la vie, nous avons le droit et devoir de vous tuer” et d’un “Vous, vous êtes mauvais, vous méritez la mort”. C’est le Manichéisme. Pour ce mouvement, dans la société, il y a des purs et des impurs. Ces premiers ont le droit de tuer les impurs. Son application a fait que Hitler convainque les allemands de la laisser tuer 6 millions  de juifs. La notion d’ennemis que l’humanisme veut abolir devrait être effacée par celle d’Imana, une valeur structurale, la valeur des valeurs. Voilà pourquoi les rois faisaient recourt à cet être transcendant.

Le concept d’Imana, selon l’Abbé Ntabona, devrait se prolonger aux bashingantahe, ceux qui doivent aider. Dans la conception traditionnelle du pouvoir, au sommet venait Imana qui passait par trois canaux pour gouverner le peuple. Il s’agissait de Kiranga, une manifestation, une révélation de Dieu. Le deuxième canal était le Mwami qui était une émanation de Dieu. En dernier ressort, les bashingantahe se présentaient comme facilitateurs entre les indinvidus.

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