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Action Aid Burundi:Vers la mobilisation des fonds pour le financement de l’éducation au Burundi

By Julien Barinzigo / Published on Monday, 18 Jun 2018 04:36 AM / /
Vue de face d’une classe de l’Ecole Fondamentale de Busebwa, Photo B.Julien

‘’Les promesses de financement faites par les partenaires techniques et financiers, y compris la requête introduite auprès du Partenariat Mondial pour l’Education (PME) ne pourront pas couvrir les besoins croissants de financement pour mettre en œuvre les objectifs de l’éducation ’’, dixit Ntanonga Adélin

Les participants d’un Atelier de deux jours de réflexion sur le financement du secteur de l’Education à La Detente ce mardi 12 juin (M Ntanonga Adélin en chemise blanche et André Ndereyimana manie l’ordinateur)

L’Organisation non Gouvernementale Action Aid Burundi en partenariat avec la Coalition Bafashebige a organisé un atelier de deux jours de réflexion sur le financement du secteur de l’Education à La Detente ce mardi 12 juin. Il s’agissait d’échanger sur comment accroitre le financement interne, comment faire le plaidoyer et le partenariat entre la société civile et la Gouvernement.

Dans son discours d’ouverture, M. Ntanonga Adélin, Directeur des programmes et politiques au sein d’Action Aid Burundi a signifié que la noble ambition du Gouvernement de garantir l’accès, l’équité et l’exclusivité ainsi que l’éducation publique de bonne qualité exerce une pression très forte sur le financement public de l’éducation dans un contexte macroéconomique défavorable et de contrainte budgétaire.

M Macumi Alidi, Directeur de l’Ecole Fondamentale Busebwa

Une délégation des participants à cet atelier a eu l’occasion de visiter deux établissements scolaires : Ecole Fondamentale Busoro, sise en Commune Muha de la Province Bujumbura et Ecole amie des enfants et de l’environnement de Busebwa une école fondamentale  modèle située en Commune Rumonge de la Province Rumonge pour en apprendre les innovations au niveau des infrastructures, équipements, programmes et  les conditions d’apprentissage.

Mm Ndayisenga Agnès, Directrice de l’Ecole Fondamentale de Busoro

Selon Macumi Alidi, Directeur de l’Ecole Fondamentale  Amie des enfants et de l’environnement Busebwa a des infrastructures et équipements modernes adaptés à l’enseignement. Batie sur un terrain d’une superficie de 5ha donnée par la population, elle a un bloc administratif, salle informatique et un laboratoire bien équipés et des terrains de jeux: Footbal, Basketbal et des balançoires pour les deux classes préscolaires.

Selon Ndayisenga Agnès, Directrice de l’Ecole Fondamentale de Busoro de la commune Muha, un établissement de 22 salles de classes et 33 toilettes, sans bibliothèque ni bloc administratif, les enseignants ont du mal à transmettre la matière vu le nombre imposants des apprenants que compte chacune des classes. Sur 3310 inscrits, 100 écoliers ont abandonné l’école, trois filles ont abandonné   suite à des grossesses non désirées.

Selon André Ndereyimana, Conseiller technique chargé des politiques et plaidoyer, recherche et communication, au sein de l’Action Aid Burundi , sur le plan de l’éducation, le Gouvernement du Burundi s’est fixé des objectifs très ambitieux mais la capacité à couvrir ce plan est insuffisante.

A comparer les deux établissements, similarités et  nuances non moindres se dégagent.

Les similarités s’arrêtent au niveau des programmes poursuivis par les apprenants et l’origine des personnels. Pour les deux établissements, les enseignants sont recrutés par le Gouvernement du Burundi et par voie de conséquence dispensent les cours d’un même programme de l’école fondamentale. C’est aussi l’implication des parents et les élèves  dans la gestion de l’école quoique des incompréhensions ne manquent pas.

Vue de 5 classes de l’Ecofo Busoro

Des écarts remarquables

Au chapitre des locaux : L’école Fondemantale ami des enfants et l’environnement en sa qualité de modèle selon l’expression du Directeur Macumi Alidi possède un bloc administratif digne de son nom : Bureau du Directeur muni du secrétariat équipé d’une machine ordinateur, la Direction de Discipline, la Préfecture, bureau du Maitre Responsable et son secrétaire, un paratonnerre, des installations suffisantes d’eau, une installation d’énergie solaire de 5,6kw, 11 classes de deux portes : une d’entrée et une autre de sauvetage en cas d’un incident. Les effectifs en classe varient entre 38 et 40 élèves  par classe et un total de 438 élèves fréquentent cette école dont les classes sont tellement aérées car construites en 9 sur 7 mètres avec des marges  fenêtres  sur un terrain de 5 ha d’où la présence des terrains de jeux différents entourés d’une clôture faite de fers   : Football, basketball et des jeux comme les balançoires pour les petits enfants de deux classes préscolaires.

Les élèves de l’Ecofo Busoro accueillent la délégation

Au niveau des effectifs, alors que l’Ecofo Busegwa compte 438 apprenants repartis dans 11 classes soit un idéal de 40 apprenants par classe,  l’Ecole Busoro totalise 3310 apprenants repartis dans 22 salles de classes avec une moyenne de 120 écoliers par classe, et 4 élèves partagent un seul banc pupitre et un seul livre. Les abandons s’enregistrent au nombre de 100 à Busoro  cette année scolaire avec causes majeurs la faim et les grosses non désirées  et  s’arrête à 17 cas dont deux filles engrossées à l’Ecofo Busebwa, une école d’excellence dont le droit d’entrée reste ‘’avoir 55 %’’.

Certaines toilettes de l’Ecofo Busoro
Un bloc de toilettes de l’Ecofo Busebwa

Sur le plan sécuritaire, l’Ecole Fondamentale de Busebwa est sous la protection d’un poste de sécurité, d’un paratonnerre contre les foudres et d’un équipement d’anti incendie au moment où les écoliers de  l’Ecole Fondamentale Busoro située en Mairie de Bujumbura sont menacés par des passants qui vont jusqu’à surprendre des fillettes qui se soulagent dans des toilettes construites loin de l’école au bord d’une route et d’une rivière Kanyosha où les orpailleurs ( abaropozi) ne seulement se rangent parmi les utilisateurs de ces toilettes mais aussi parmi les auteurs des violences sexuelles contre les jeunes filles, surtout que cet établissement en compte légion.

Au sujet des défis: Le manque des enseignants qualifiés capables d’utiliser le matériel du Laboratoire, le manque de maintenance pour les ordinateurs  se remarque à Busebwa, la connexion internet reste un handicap pour les élèves qui voudraient bien faire leur recherche moyennant  les 26 ordinateurs dont dispose la salle informatique qui, jusqu’à présent fonctionne grâce à volontaire négocié par la Direction. A Busoro presque tout est réaménager à commencer par les salles de classes.

 

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