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Flora Coquerel : De reine de beauté à ambassadrice de la création africaine

By La Rédaction / Published on Tuesday, 17 Jul 2018 07:00 AM / /

A l’occasion de la diffusion du film Wax in the City le 8 juillet sur Paris Première, retour sur l’engagement de Flora Coquerel en Afrique.

C’est vêtue d’une robe chemise à rayures rose et perchée sur de hauts talons allongeant sa silhouette déjà interminable, que Flora Coquerel accueille la presse cette matinée-là de juin. L’ancienne Miss France de 24 ans ne porte pas de wax, elle s’est dit que ça ferait « too much »… Et pourtant, c’est bien pour défendre le film documentaire Wax in the City d’Elie Séonnet qu’elle a booké sa journée.

Parcours initiatique

Flora Coquerel s’improvise narratrice et invite le spectateur à suivre ses pérégrinations. « C’était important pour Elie que je raconte l’histoire, que je puisse dire ‘nous’, ‘nous Africains ‘, ‘nous Afrodescendants’ ». Un itinéraire allant de Château Rouge, quartier historique de la création afro où émerge une nouvelle génération de créateurs afro-parisiens tendance, à Dakar (capitale de la fashion week créée par Adama Ndiaye). Sans oublier Cotonou (Bénin), Ouaga (Burkina Faso), Abidjan (Côte d’Ivoire), mais aussi la Hollande où est implanté le géant de la fabrication de pagnes : Vlisco.

« Je me rends au moins une fois en été au Bénin, je connaissais un peu la Côte d’Ivoire, mais pour le reste des pays africains où nous avons tourné, j’ai tout découvert et je me suis surtout enrichie de nouvelles cultures. Malgré l’intensité du programme, c’était génial », s’exclame celle qui mène des actions sanitaires au Bénin pour transformer une maternité en centre de santé via l’association Kelina créée suite à son sacre. Une activité héritée de l’organisation de ses parents, Inter-Actives, eux-mêmes engagés pour l’éducation et la santé.

« J’ai profité de ma notoriété pour créer du sens à mes déplacements, sensibiliser les gens à une cause qui me tenait à cœur », avoue la reine de beauté qui a tout de suite été soutenue par le comité de Miss France. « Ce concours est ouvert et reste friand de nouveaux profils et projets. En tant que Franco-Béninoise, je ne pouvais pas ne pas œuvrer pour le continent, explique-t-elle. C’est grâce à Miss France que j’ai pu entrer en contact avec le gouvernement béninois pour organiser un voyage là-bas, et rencontrer le président de l’époque, Monsieur Boni Yayi, qui m’a permis de créer un forage près d’une école que mes parents avaient construite à l’époque », complète-elle nostalgique.

Depuis quatre ans, Flora Coquerel récolte des fonds pour la construction d’un bâtiment, déjà sur pieds. Objectif : terminer le projet d’ici l’année prochaine, proposer des services de soins complets à destination des mamans et des bébés pour « sensibiliser le gouvernement des autres pays à ces questions ». L’histoire de celle pour qui l’Afrique est ancrée dans son quotidien se « passe ici et là-bas », comme cette métisse, fière de l’être, le formule dans le documentaire.

Représenter l’Afrique

« Je vais sûrement faire la demande de bi-nationalité. C’est important pour moi, d’autant qu’aujourd’hui, je commence aussi à être reconnue en Afrique», concède-t-elle. Preuve, en avril dernier, elle était invitée à intégrer le jury de la première édition d’African Fashion Talent à Casablanca. « En Afrique, on me voit comme blanche et en France je suis noire. Il faut faire sa place partout. Cette invitation au Maroc prouve que les choses changent, et que je peux aussi être une représentante africaine sur le continent, malgré mon ancien titre de Miss France », s’enthousiasme cette nouvelle ambassadrice de la création africaine.

Avec ses quelque 325 000 abonnés Instagram, Flora Coquerel n’hésite pas à poster un selfie, un produit cosmétique made in Africa à la main, ou à porter une création d’un designer afro pour en faire la promotion. « Rapporter avec moi cette identité africaine en France est une affaire de responsabilité. Comme on le dit dans le documentaire, la nouvelle génération fait le pont entre l’Europe et l’Afrique, et c’est ce à quoi je m’attelle aussi en soutenant tous ces entrepreneurs ».

Participer à l’aventure Wax in the City a consolidé le désir de Flora à soutenir la diaspora qui crée et bouge, à tel point qu’elle souhaite elle aussi lancer sa marque de prêt-à-porter fabriquée sur le continent. Un projet qui s’inscrira au carrefour de ses deux cultures, naturellement !

Une projection se tiendra également à Dakar le 19 juillet.

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