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Les expropriations foncières, une problématique à la une au Burundi

Ce mardi 31 Mai 2022, l’Institut d’Administration et de Cartographie Foncières de l’Université du Burundi a organisé, en collaboration avec Jamii, un atelier de réflexion et d’échange sur la relation entre la gouvernance des expropriations foncières et le développement économique au Burundi.

Jamii Asbl est une organisation non gouvernementale locale qui travaille sur les expropriations foncières. Dans son allocution, le secrétaire Général de Jamii a exprimé sa joie pour l’initiative entreprise sur son organisation pour entrer en partenariat avec l’Institut d’Administration et de cartographie financières.

Selon lui, cette jeune association rêve de contribuer dans la bonne gouvernance foncière c’est à dire dans l’organisation des propriétés foncières pour un bon présent et un avenir meilleur.

Quant au Recteur de l’Université du Burundi, il a fait savoir que l’institut d’Administration et de cartographie foncière est une prérogative dont dispose l’Etat pour accomplir ses missions portant sur l’intérêt général du pays et le bien-être de la population burundaise en matière des expropriations foncières: “L’institut a pour vision de devenir une référence pour la qualité de la formation en administration et cartographie foncières, un centre d’excellence dans la recherche appliquée en matière d’administration foncière, d’aménagement du territoire et leurs applications; pilier du développement et de rayonnement du Burundi”. Dixit le Recteur.

Le reste de l’atelier reposait sur les débats dirigés par des panelistes où diverses questions des journalistes et participants ont été posées. Les questions pertinentes étaient de savoir s’il existe des données pour identifier et délimiter les propriétés de l’Etat.

Après des échanges, la réponse est que des études ont été menées et les données ont été recueillies mais ne sont pas encore bien harmonisées. Cela engendre des conséquences énormes et des lourdes pertes notamment des indemnités indues, des indemnités octroyées à plusieurs reprises, retard ou mauvais déroulement des projets de viabilisation, etc.

Parmi les bonnes pratiques proposées pour y faire face, figure l’idée de donner les indemnités avant les expropriations pour que les populations concernées se préparent et se déplacent tranquillement.

Les problèmes et défis de l’expropriation foncière au Burundi ayant été relevés et discutes, des modèles et pratiques d’amélioration ayant été proposés, l’atelier a atteint son objectif général : “proposer des pratiques et des mécanismes améliorés de planning, de gestion et de contrôle des expropriations pour cause d’utilité publique qui servent le développement économique et réduisent les privations et injustices faites aux citoyens et a l’intérêt public.

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