Menacés par l’insécurité grandissante et les agissements des milices Wazalendo dans le Sud-Kivu, des réfugiés burundais installés au camp de Mulongwe tirent la sonnette d’alarme. Ils appellent à une intervention rapide des autorités et des acteurs humanitaires pour garantir leur protection et éviter une nouvelle crise humanitaire.
Les réfugiés burundais vivant dans le camp de Mulongwe, situé dans la province du Sud-Kivu à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), lancent un appel pressant pour leur évacuation. À la date du 30 décembre 2025, ces réfugiés disent craindre sérieusement pour leur sécurité face à la montée des menaces attribuées aux milices Wazalendo, actives dans la région.
Le camp de Mulongwe accueille une importante population de réfugiés burundais, déjà confrontés à des conditions de vie précaires. Ces derniers affirment être de plus en plus ciblés par des actes d’intimidation, des menaces verbales et, dans certains cas, des attaques attribuées à ces groupes armés locaux. Cette insécurité croissante accentue leur vulnérabilité et alimente la peur d’un drame humanitaire imminent.
Face à cette situation, les réfugiés réclament une évacuation rapide vers des zones plus sûres ainsi qu’une protection renforcée. Des experts et des défenseurs des droits humains estiment qu’une réponse urgente et coordonnée des autorités congolaises, des agences humanitaires et des partenaires internationaux est indispensable pour garantir la sécurité des populations déplacées.
Selon eux, la crise de Mulongwe illustre les défis persistants dans la région des Grands Lacs, où les conflits armés, les tensions communautaires et l’insécurité continuent d’exposer les réfugiés à de graves risques. Ils plaident notamment pour la mise en place de corridors humanitaires sécurisés et un renforcement de la surveillance autour des camps.
Cette situation intervient dans un contexte régional déjà tendu. Pour rappel, le Burundi a récemment accueilli sur son territoire plus de 95 000 réfugiés congolais, fuyant les combats après la prise de la ville d’Uvira par le M23 en décembre 2025. Un échange de flux de populations qui souligne l’urgence de solutions durables pour protéger les civils pris au piège des conflits armés.

























