À la suite des travaux de construction d’un barrage d’irrigation, le lit naturel de la rivière Murago a été détourné dans la localité de Musongati, en commune Ntahangwa. Conséquence : une vingtaine de maisons ont déjà été détruites et plusieurs autres sont en danger. Les habitants et l’administration locale appellent l’État à agir en urgence pour sécuriser la zone et rétablir le cours normal de la rivière.
Le changement du lit habituel de la rivière Murago, intervenu lors des travaux de construction d’un barrage d’irrigation sur cette rivière, a de lourdes conséquences pour la population de la localité de Musongati, dans la cellule Kidori I du quartier Nyabunyegeri, commune Ntahangwa, en province de Bujumbura. Vingt maisons d’habitation ont déjà été détruites et d’autres sont menacées. Les résidents demandent que la rivière retrouve son tracé naturel et que ses berges soient protégées. De son côté, l’administration à la base sollicite de l’État la poursuite des travaux et le comblement de l’actuel passage du lit de la rivière.
Sur les berges de la rivière Murago, dans la localité de Musongati située dans la cellule Kidori I du quartier Nyabunyegeri, en zone Rubirizi de la commune Ntahangwa, un barrage a été construit pour l’irrigation des champs de riz situés en contrebas, à Kabuye, toujours en zone Rubirizi. Cependant, lors des travaux de construction du barrage, le lit de la rivière a été modifié. Les eaux de la Murago menacent désormais les ménages riverains, comme le témoignent les habitants de la zone.
Ces derniers estiment que des travaux de protection de la rivière doivent être réalisés et que son lit devrait retrouver son cours normal. Le chef de cellule, Christian Ininahazwe, abonde dans le même sens et demande que le cours actuel de la rivière soit comblé.
Concernant ces préoccupations, nous avons tenté de joindre le directeur général de l’Office burundais de l’urbanisme, de l’habitat et de la construction (OBUHA), sans succès. Les travaux de construction du barrage d’irrigation, entamés en 2024 par l’OBUHA, sont à l’arrêt depuis le mois d’août de la même année.

























