Dans la province de Burunga, plusieurs agriculteurs affirment rencontrer des difficultés pour accéder aux semences sélectionnées. Entre rareté, coût élevé et manque d’encadrement technique, ils disent continuer à utiliser majoritairement des semences traditionnelles, ce qui limite la productivité agricole.
Certains agriculteurs de la province de Burunga affirment ne pas avoir accès à différentes variétés de semences sélectionnées. Selon eux, les semences améliorées restent difficiles à trouver dans leurs localités.
Plusieurs producteurs reconnaissent qu’ils entendent parler de ces semences améliorées, mais seulement de manière théorique. Ils expliquent que les techniciens agricoles ne les encouragent pas suffisamment à adopter ces variétés ni à les expérimenter dans leurs champs.
D’autres agriculteurs vont encore plus loin. Ils affirment qu’ils entendent parler de ces semences sans jamais les voir concrètement. Faute d’accès, ils continuent donc à utiliser des semences traditionnelles. Ils regrettent également l’absence, dans leur entourage, de producteurs de référence pouvant servir de modèle dans l’utilisation des semences améliorées.
Les agriculteurs disent connaître quelques multiplicateurs de semences dans la province, mais ils précisent qu’ils sont très peu nombreux. À cela s’ajoute le coût jugé élevé des semences améliorées, qui dépasse souvent les moyens financiers de nombreux producteurs.
En plus de leur rareté, les agriculteurs indiquent qu’ils ne savent pas toujours si les semences qu’ils obtiennent sont réellement productives. Ils expliquent qu’ils les utilisent parfois sans certitude quant à leur qualité, dans l’espoir d’obtenir de meilleures récoltes, mais au risque également de subir des pertes. Selon eux, il est difficile de savoir si ces semences ont été contrôlées et certifiées par les institutions compétentes.
Les producteurs se disent aussi insatisfaits du manque de multiplicateurs de semences pour certaines cultures vivrières, notamment les patates douces, le manioc et les bananes, ainsi que d’autres cultures similaires. Pour améliorer la situation, ils demandent au gouvernement de mettre en place des centres semenciers jusque dans les communes afin de faciliter l’accès aux semences de qualité.
Signalons que, bien que nous n’ayons pas encore pu joindre les multiplicateurs de semences opérant dans la province de Burunga, plusieurs sources indiquent que ce secteur fait face à de nombreux défis.
























