Réuni au stade de Gatwaro à Kaynza en province de Butanyerera ce vendredi 27 mars 2026, le gouvernement a tenté de rassurer face à la pénurie de carburant qui continue de perturber le quotidien des Burundais. Entre explications sur les causes de la crise et annonces de solutions en cours, les autorités reconnaissent des difficultés persistantes, tandis que la population attend des améliorations concrètes.
La question de la pénurie de carburant s’est invitée au centre des échanges lors de l’émission publique des porte-parole de différentes institutions, tenue à Kayanza.
Intervenant à cette occasion, le secrétaire général du gouvernement, Jérôme Niyonzima, a reconnu les difficultés d’approvisionnement qui affectent le pays, tout en appelant à relativiser la situation. « Le besoin en carburant est un bon signe », a-t-il déclaré, estimant qu’il reflète une activité économique soutenue.
Selon lui, la pénurie s’explique en partie par le comportement de certains usagers. Il a évoqué notamment le recours aux circuits parallèles, certains consommateurs se rendant sur le marché informel pour s’approvisionner, ce qui contribuerait à désorganiser le système de distribution.
Malgré ces explications, les difficultés persistent sur le terrain. L’accès au carburant reste incertain pour de nombreux usagers, confrontés à de longues files d’attente et à des approvisionnements limités.
Le gouvernement assure toutefois que des solutions sont en cours de mise en œuvre. M. Niyonzima a mis en avant les investissements réalisés dans le secteur minier, indiquant que celui-ci a déjà généré environ cent millions (100 000 000) de dollars américains. Ces ressources devraient, selon lui, contribuer à améliorer progressivement l’approvisionnement en carburant.
Le responsable a également rappelé que la situation était plus critique ces dernières années, certaines stations-service pouvant rester sans carburant pendant deux à trois semaines. Actuellement, une liste des stations approvisionnées est publiée quotidiennement, même si les quantités disponibles demeurent limitées.
Interrogé sur un éventuel impact de la situation internationale, notamment des tensions dans le golfe Persique, Jérôme Niyonzima a souligné le caractère récurrent des conflits dans cette région, sans établir de lien direct avec la situation actuelle.
Sur le terrain, les attentes restent élevées. Pour de nombreux Burundais, l’enjeu demeure l’accès régulier au carburant, indispensable aux déplacements et aux activités économiques. Les autorités sont ainsi attendues sur des mesures concrètes pour répondre durablement à cette crise.

























