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La Tanzanie lance le rapatriement forcé des réfugiés burundais au milieu de la destruction des camps

Le 6 janvier 2026, les autorités tanzaniennes ont lancé des opérations de destruction d’abris dans les camps de réfugiés de Nyarugusu et de Nduta, dans la région de Kigoma, laissant des centaines de familles burundaises sans logement. Ces actions, menées dans un contexte de rapatriement coordonné avec le HCR et le consulat burundais, suscitent de vives inquiétudes quant au caractère volontaire, sûr et digne du retour des réfugiés vers le Burundi.

Le 6 janvier 2026, les autorités tanzaniennes ont entamé des opérations qui ont conduit à la destruction de parties du camp de réfugiés de Nyarugusu, laissant des centaines de familles burundaises sans abri. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une campagne plus large impliquant le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le consulat burundais et les responsables tanzaniens visant à pousser les réfugiés burundais à retourner dans leur pays d’origine après des décennies de déplacement.

Nyarugusu est l’un des plus grands camps accueillant des réfugiés burundais dans la région de Kigoma. Parallèlement à Nyarugusu, le camp de Nduta, un autre grand site d’accueil pour les réfugiés burundais, fait également l’objet d’opérations similaires. Ces efforts se sont intensifiés suite à une annonce en octobre 2025 du HCR, du consulat burundais et des autorités tanzaniennes concernant des plans coordonnés de rapatriement.

Les actions récentes ont suscité des inquiétudes parmi les organisations de défense des droits humains quant à la sécurité et au caractère volontaire du processus de rapatriement. Les réfugiés présents dans les deux camps ont exprimé leur peur et leur incertitude, beaucoup résistant à ce retour forcé en raison de l’instabilité persistante au Burundi.

Le HCR a souligné l’importance d’un retour volontaire, sûr et digne pour les réfugiés. Toutefois, la destruction des abris et la pression accrue exercée sur les réfugiés laissent présager un environnement coercitif. Les agences d’aide redoutent que ces mesures ne aggravent les défis humanitaires, en particulier alors que de nombreux réfugiés burundais vivent en exil depuis plus de vingt ans.

Les experts mettent en garde contre un rapatriement forcé sans garanties suffisantes de sécurité au Burundi, ce qui pourrait violer les lois et principes internationaux relatifs aux réfugiés et déstabiliser la paix relative dans les zones d’accueil des réfugiés en Tanzanie. La situation reste volatile alors que la communauté internationale suit de près les événements.

Ce développement met en lumière les complexités rencontrées par les réfugiés dans des situations prolongées et souligne la nécessité de solutions durables qui respectent leurs droits tout en assurant la stabilité régionale.

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