Le Centre national d’alerte et de prévention des conflits (CENAP) a officiellement clôturé, ce jeudi 19 fevrier 2026, son « Projet Médias », lancé en 2023 avec l’appui de la Coopération suisse au Burundi. Cette initiative, saluée par les autorités et les professionnels du secteur, a contribué au renforcement des capacités des journalistes burundais et relance le débat sur les défis persistants du paysage médiatique national.
Dans une ambiance à la fois solennelle et conviviale, le Centre national d’alerte et de prévention des conflits (CENAP) a procédé, ce jeudi 19 fevrier 2026, à la clôture de son « Projet Médias ». Lancé en 2023 avec l’appui financier de la Coopération suisse au Burundi, ce projet aura marqué plusieurs professionnels des médias à travers le pays.

Dans son mot d’ouverture, la directrice nationale du CENAP, Libérate Nahimana, n’a pas caché sa satisfaction. Avec émotion et reconnaissance, elle a salué le travail accompli et l’engagement constant des différents acteurs impliqués. « Ce projet a été une aventure collective », a-t-elle souligné, mettant en avant l’implication des médias, des autorités étatiques et des partenaires techniques et financiers dans le renforcement des capacités des journalistes pour une information plus responsable, au service des valeurs démocratiques.
Prenant la parole à son tour, le ministre ayant les médias dans ses attributions, Gabby Bugaga, a rappelé le rôle central du journaliste dans la société. « Le journaliste travaille pour la communauté. Il est le pont entre l’administration et les citoyens », a-t-il déclaré, appelant les professionnels des médias à continuer d’exercer leur métier avec responsabilité et éthique.
La coordinatrice du projet, M. Fidélité Ishatse, a dressé un bilan positif. Au-delà des objectifs atteints, il a révélé que certains médias ont exprimé de nouveaux besoins, notamment en matière de renforcement de leurs systèmes énergétiques. Dans un contexte marqué par les pénuries de carburant et les coupures d’électricité, ces défis rappellent combien le travail journalistique reste tributaire de conditions matérielles souvent précaires. Elle ajoute que malgré ces avancées significatives, les résultats obtenus demeurent insuffisants au regard des besoins et des défis persistants du paysage médiatique burundais. La pérennisation des acquis et l’exploration de nouvelles perspectives nécessitent une synergie renforcée entre l’ensemble des acteurs du secteur. Un engagement collectif et coordonné demeure indispensable pour consolider les progrès réalisés et promouvoir durablement un accès à une information de qualité au Burundi.
Les échanges ont également permis d’aborder certaines réalités du terrain.

, a évoqué la question de la rétention d’informations par certains responsables administratifs, une situation qui complique parfois le travail des journalistes. En réponse, la présidente du Conseil national de la communication, Espérance Ndayizeye, a estimé que des progrès ont été réalisés, tout en invitant les professionnels des médias à adopter des démarches plus appropriées dans leurs interactions avec les institutions.
De son côté, le porte-parole de la Force de défense nationale du Burundi, le général de brigade Gaspard Baratuza, a mis en avant la collaboration franche et constructive entre son institution et les médias, saluant un climat de confiance qui, selon lui, s’est renforcé au fil des années.
Clôturant la cérémonie, le ministre Gabby Bugaga a exprimé sa satisfaction quant aux résultats atteints par le « Projet Médias », qu’il a qualifié d’initiative porteuse d’espoir pour le paysage médiatique burundais.
Moment fort de la journée : la remise des prix aux lauréats du concours organisé dans le cadre du projet. Ordinateurs portables, smartphones et enveloppes ont été remis sous les applaudissements du public. Des visages souriants, des poignées de main chaleureuses et des photos souvenirs ont ponctué la cérémonie, symbole d’un engagement commun pour une presse plus professionnelle et au service du citoyen.
























