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La PARCEM alerte sur les risques économiques liés à la crise du Golfe

La crise géopolitique qui secoue le Golfe pourrait avoir des répercussions directes sur l’économie burundaise. La PARCEM appelle le gouvernement à communiquer en toute transparence sur les stratégies envisagées pour faire face à une éventuelle flambée des prix du pétrole et à des perturbations d’approvisionnement.

Le directeur national de l’Organisation Parole et Action pour le Réveil et l’Evolution des Mentalités PARCEM, Faustin Ndikumana, s’inquiète des effets potentiels de la guerre impliquant l’Iran, les États-Unis et Israël. Selon lui, une fermeture du détroit d’Ormuz — par lequel transitent près de 40 % des marchandises mondiales, notamment le pétrole — pourrait provoquer une hausse significative des prix sur le marché international et perturber les chaînes d’approvisionnement.
Il rappelle qu’en 1991, lors de la première guerre du Golfe, le Burundi avait directement subi les contrecoups de la crise, avec une augmentation notable du prix du carburant. À l’époque, le gouvernement avait adopté des mesures pour amortir le choc lié à cette perturbation extérieure.

Pour Faustin Ndikumana, la situation actuelle est d’autant plus préoccupante que le Burundi fait face à des défis structurels persistants. Il évoque notamment la pénurie et la mauvaise gestion des devises, la perte de confiance des fournisseurs quant à la capacité du pays à honorer ses engagements de paiement, l’enclavement géographique ainsi que les difficultés liées au choix des entreprises chargées de l’approvisionnement en carburant et de la logistique.
« Nous sommes déjà dans une situation catastrophique », alerte-t-il, soulignant que toute hausse du cours du pétrole exigerait des devises supplémentaires pour financer les importations. Un retard dans l’acheminement du carburant pourrait, selon lui, paralyser plusieurs secteurs de l’économie nationale.

Face à ces menaces, la PARCEM demande au gouvernement de clarifier les mesures préventives envisagées. L’organisation souhaite que les autorités informent la population sur les stratégies mises en place pour sécuriser l’approvisionnement en carburant et limiter l’impact d’une éventuelle crise internationale.
Pour son directeur national, l’anticipation est essentielle afin d’éviter une asphyxie économique. « Le pays risque de s’arrêter si des dispositions concrètes ne sont pas prises », prévient-il.
En somme, la PARCEM appelle à une gestion proactive et transparente de cette situation, estimant qu’une communication claire du gouvernement constituerait un premier pas vers la protection de l’économie nationale face aux turbulences internationales.

Journaliste reporteur , fact-checker, créateur de contenus, responsable des réseaux sociaux à la Radio Indundi Culture, et contributeur wikimedien

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