Le gouvernement burundais a adopté le projet de décret révisant le cadre d’organisation et de fonctionnement de l’Autorité burundaise de régulation des médicaments à usage humain et des aliments (ABREMA). La réforme prévoit notamment la suppression du conseil d’administration et un réaménagement des missions de direction. Une étude est également envisagée pour examiner la possibilité de regrouper au sein d’une même structure les différentes autorités intervenant dans la régulation des médicaments et des aliments.
Le gouvernement burundais a adopté le projet de décret portant révision du décret n°100.039 du 26 février 2021 relatif à la création, à l’organisation et au fonctionnement de l’Autorité burundaise de régulation des médicaments à usage humain et des aliments (ABREMA).
Selon le secrétaire général du gouvernement, Jérôme Niyonzima, cette révision s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle loi portant cadre organique des administrations personnalisées de l’État.
Le projet de décret prévoit principalement de revoir l’organisation et le fonctionnement de l’ABREMA. Parmi les changements envisagés figure la suppression des dispositions relatives au conseil d’administration, ainsi qu’un réaménagement du fonctionnement de l’autorité, notamment en ce qui concerne les missions de direction.
Après échanges et débats, le projet de décret a été adopté. Les discussions ont notamment débouché sur une recommandation visant à regrouper certains services afin de limiter les chevauchements de compétences et d’améliorer leur fonctionnement.
Il a ainsi été recommandé de réaliser une étude sur la possibilité de regrouper, au sein d’une même structure, les différentes autorités de régulation intervenant dans ces domaines.
Selon Jérôme Niyonzima, ces structures présentent plusieurs points de convergence dans leurs missions, ce qui pourrait justifier une réflexion sur leur rapprochement.
Cette éventuelle réorganisation ne sera toutefois pas immédiate. En attendant les conclusions d’une telle étude et d’éventuelles décisions ultérieures, les structures actuellement en place continueront à fonctionner.
La révision du décret sur l’ABREMA constitue ainsi une étape de la réforme engagée dans le cadre du nouveau dispositif juridique applicable aux administrations personnalisées de l’État.























