Le constat est inquiétant dans plusieurs établissements scolaires de Gitega : vétusté des bâtiments et manque de réhabilitation. Parents et enseignants appellent les autorités à intervenir pour offrir des conditions d’apprentissage dignes aux élèves.
Dans plusieurs écoles fondamentales et post-fondamentales de la province de Gitega, les signes de vétusté sautent aux yeux. Toits troués, murs fissurés, vitres brisées et poussière omniprésente : tel est le quotidien des élèves et enseignants qui fréquentent ces établissements.
Des parents et des enseignants, rencontrés pendant les vacances scolaires, dressent un constat amer. « Dans certaines classes, le toit laisse passer l’eau de pluie, les murs sont abîmés et les bancs-pupitres cassés ne sont jamais réparés », témoignent-ils.
Ce manque d’entretien régulier a plongé plusieurs écoles dans un état avancé de délabrement. Les directeurs reconnaissent la gravité du problème, mais affirment ne pas avoir les moyens d’y remédier. « Les travaux de réhabilitation coûtent cher. Nous n’avons pas de budget pour les entreprendre », confie l’un d’eux.
La situation est d’autant plus préoccupante que certaines salles de classe du quatrième cycle fondamental ont été construites dans la précipitation et sont restées inachevées.
Face à ce constat, parents, enseignants et responsables locaux interpellent les autorités. Ils appellent le ministère de l’Éducation nationale et celui des Infrastructures à investir dans l’entretien et la réhabilitation de ces écoles. « Ce sont les pépinières du Burundi de demain. Les enfants doivent étudier dans des conditions dignes », plaident-ils.