La rivière Mpanda, sortie de son lit depuis plus de deux ans, continue de causer d’importants dégâts dans le quartier Gakumbu, près de l’aéroport Melchior Ndadaye. Face aux risques croissants pour les infrastructures et les habitations, des parlementaires se sont rendus sur place pour évaluer l’urgence de la situation.
La rivière Mpanda, qui a quitté son lit habituel depuis plus de deux ans, continue de provoquer d’importants dégâts près de l’aéroport Melchior Ndadaye, au quartier Gakumbu. L’érosion de ses berges menace aujourd’hui des écoles, des routes et d’autres infrastructures publiques.
Ce mardi, des députés et des sénateurs se sont rendus sur place pour constater l’ampleur de la situation. Lors de cette descente, les habitants des localités environnantes ont exprimé leurs inquiétudes tout en se disant confiants quant à une issue favorable après cette visite. Ils ont notamment présenté aux parlementaires l’ancien tracé de la rivière avant sa déviation.
À l’issue de la visite, le représentant des parlementaires élus dans la province de Bujumbura, Saidi Juma, a alerté sur les risques de dégâts majeurs si aucune intervention n’est entreprise rapidement. Il a plaidé pour des mesures urgentes afin de protéger les infrastructures menacées.
De son côté, le gouverneur de la province de Bujumbura, Aloys Ndayikengurukiye, a appelé la population au calme et à la patience en attendant la mise en œuvre des travaux.
Sur le terrain, la situation reste préoccupante. La rivière Mpanda longe la route nationale n°5 reliant Bujumbura à Cibitoke et menace directement l’École fondamentale de Rukaramu. Une partie de son terrain, ainsi que celui d’un terrain de football voisin, est déjà en train d’être emportée par les eaux. À environ un kilomètre de là, la route elle-même risque d’être coupée en deux si rien n’est fait.
Face à cette situation, les riverains demandent des solutions durables.
« Nous demandons que cette rivière soit canalisée dans un seul lit afin qu’elle cesse de nous causer des dégâts. Même si nous nous organisons, quitter un endroit où l’on était habitué pour aller s’installer ailleurs sans s’y être préparé reste très difficile », témoignent-ils.























