Du 22 au 24 avril 2026, Bujumbura s’impose comme un carrefour régional de la profession comptable en accueillant le 5e Congrès EACOA, axé sur les transformations du métier et les défis liés à la durabilité.
Bujumbura sera au cœur de la profession comptable en Afrique de l’Est, du 22 au 24 avril 2026. La capitale économique burundaise abritera le 5e Congrès est-africain des comptables (EACOA 2026), un rendez-vous biennal qui réunira des experts de toute la région et au-delà.
Placée sous le thème « Promouvoir la durabilité par l’innovation dans la profession comptable », cette rencontre entend mettre en lumière les évolutions du métier, notamment l’intégration des enjeux environnementaux dans les rapports financiers.
Selon Frédéric Gahungu, président de l’Ordre des professionnels comptables du Burundi (OPC), le choix de ce thème répond aux nouvelles exigences internationales. « Les aspects environnementaux doivent désormais être pleinement intégrés dans les rapports financiers destinés aux bailleurs, aux investisseurs et aux marchés », explique-t-il.
Plus de 500 participants étrangers sont attendus, en plus des professionnels de la région. Plusieurs personnalités de haut niveau feront le déplacement, notamment des représentants de la Fédération panafricaine des comptables (PAFA) ainsi que des responsables d’instances internationales de régulation de la profession.
Au-delà des échanges, le congrès se veut aussi un cadre de formation. Les participants pourront valider jusqu’à 18 heures de formation professionnelle, sur les 40 heures annuelles exigées pour les experts-comptables. Une exigence stricte : tout membre qui ne remplit pas ce quota pendant deux années consécutives risque d’être radié de l’ordre.
Pour les organisateurs, l’événement représente également une opportunité de réseautage et de montée en compétences. « Toutes les parties prenantes auront l’occasion d’échanger, d’apprendre et de nouer des contacts avec des figures majeures du secteur », souligne Gahungu.
Le secteur comptable burundais compte aujourd’hui une centaine d’auditeurs, plus de 120 comptables indépendants, une cinquantaine de fiscalistes, ainsi que plusieurs centaines de professionnels en entreprise et en formation.
L’accueil de ce congrès intervient dans un contexte de reconnaissance internationale croissante. Le Burundi a récemment rejoint une organisation mondiale de la profession comptable et ambitionne d’y obtenir un statut de membre à part entière d’ici la fin de l’année.

























