L’opération d’enrôlement partiel des électeurs en vue des élections de 2027 a débuté ce lundi 26 octobre 2026 dans un climat marqué par une faible affluence dans plusieurs bureaux de vote visités. À 10 h 30, aucun citoyen ne s’était encore présenté pour se faire enrôler dans les centres concernés.
Dans les bureaux de vote visités, notamment au Lycée Gisenyi, au Lycée Reine de la Paix et à l’École fondamentale (Ecofo) Quartier 4, la matinée de ce lundi a été marquée par le calme. À notre arrivée, des agents recenseurs de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) étaient occupés à afficher les listes des personnes inscrites lors des opérations d’enrôlement précédentes.
Pourtant, jusqu’à 10 h 30, aucun citoyen ne s’était encore présenté dans ces différents centres pour procéder à son enrôlement.
À l’Ecofo Quartier 4, certaines personnes de passage se sont renseignées auprès des agents recenseurs sur l’activité en cours. Ces derniers leur ont expliqué qu’il s’agissait de l’opération d’enrôlement partiel des électeurs.
Dans les bureaux visités, deux à trois agents recenseurs étaient présents dans chaque centre, disposant du matériel nécessaire pour mener à bien l’opération.
La crainte d’un manque d’information
Face à cette faible affluence, les responsables des bureaux de vote visités ont exprimé leur inquiétude quant au niveau d’information de la population sur le déroulement de cette opération.
Ils craignent que certains citoyens concernés ne soient pas encore au courant de l’enrôlement. Ils espèrent néanmoins que la mobilisation sera plus importante dès ce mardi.
Les centres d’enrôlement ouvrent leurs portes à 7 h 30 et ferment à 17 h 30, laissant ainsi aux citoyens concernés la possibilité de se faire inscrire pendant les heures prévues.
Plus d’un million de nouveaux électeurs attendus
Selon le président de la CENI, Prosper Ntahorwamiye, plus d’un million de nouveaux électeurs sont attendus dans le cadre de cette opération d’enrôlement partiel.
Lors d’une conférence de presse animée ce lundi 26 octobre 2026, il a rappelé que trois catégories de citoyens sont concernées.
Il s’agit, premièrement, des Burundais qui n’avaient pas encore atteint l’âge légal de 18 ans lors des élections de 2025, mais qui auront atteint cet âge au 3 mai 2027. Deuxièmement, sont concernés les Burundais rapatriés après la clôture de l’enrôlement de 2025. Enfin, l’opération s’adresse aux citoyens qui ne s’étaient pas fait enrôler en 2024 pour diverses raisons.
Pour se faire enrôler, les citoyens doivent présenter leur carte nationale d’identité. En l’absence de ce document, plusieurs autres pièces peuvent être acceptées, notamment le passeport, la carte d’identité militaire ou de police, l’extrait d’acte de naissance et l’attestation de rapatriement.
La carte de baptême, le permis de conduire, la carte de la Mutuelle de la fonction publique, la carte d’assurance maladie ainsi que la carte de fonctionnaire figurent également parmi les documents mentionnés par la CENI.
Débutée ce lundi 26 octobre, l’opération d’enrôlement partiel prendra fin ce mercredi 28 octobre 2026. Elle se déroule dans les centres d’enrôlement identifiés sur les collines et dans les quartiers du pays, ainsi que dans les missions diplomatiques et consulaires du Burundi à l’étranger.
À deux jours de la clôture, la mobilisation des citoyens concernés reste donc un enjeu important pour permettre au plus grand nombre de remplir les formalités nécessaires en vue de participer aux élections de 2027.
























