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À Muhuta, le bois de Gakara/Gahuni pourrait bientôt prendre la forme de bancs et de ponts

Un arbre coupé à Gakara/Gahuni pourrait bientôt devenir un banc dans une salle de classe ou une partie d’un pont emprunté chaque jour par les habitants de Muhuta. Deux hectares de la plantation ont été autorisés à l’exploitation pour répondre au manque de bancs-pupitres et à l’état préoccupant de certains ponts. Une décision qui donne à cette ressource locale une vocation très concrète : servir la vie quotidienne de la communauté.

C’est l’une des décisions annoncées mercredi 9 septembre 2026, lors du passage du président du Sénat, Gervais Ndirakobuca, dans la commune de Muhuta, dans le cadre du suivi des recommandations formulées lors des visites effectuées dans les communes du pays en octobre 2025.

Deux hectares d’arbres ont été mis à la disposition de la commune par le gouverneur de la province de Bujumbura, Aloys Ndayikengurukiye. Le bois issu de cette exploitation doit servir à fabriquer des planches pour les bancs-pupitres et à construire ou renforcer certains ponts routiers.

Derrière cette décision se trouvent des réalités très simples. Pour un élève, avoir un banc sur lequel s’asseoir correctement pendant les cours peut changer une journée d’école. Pour une famille, disposer d’un pont praticable signifie pouvoir rejoindre plus facilement un marché, une école, un centre de santé ou son lieu de travail.

À Muhuta, certains de ces passages sont empruntés quotidiennement, parfois dans des conditions difficiles. Leur solidité n’est donc pas seulement une question de construction : elle touche directement la vie des habitants.

Les responsables ont été appelés à veiller à la qualité des ouvrages afin que les ponts et les bancs-pupitres puissent résister durablement, avec une durée d’utilisation souhaitée d’environ quinze ans.

Derrière les règles, des vies quotidiennes

La rencontre a également abordé les responsabilités des autorités locales et la nécessité de faire respecter les lois sans favoritisme. La lutte contre la vente de boissons interdites a notamment été évoquée, particulièrement en raison de leurs effets sur les jeunes.

Mais au-delà des textes et des responsabilités administratives, la préoccupation reste celle du bien-être des habitants, notamment des jeunes dont la santé, l’éducation et l’avenir dépendent aussi des décisions prises au niveau local.

La visite a pris une dimension particulièrement humaine avec la remise de cahiers à 239 élèves de 16 écoles fondamentales des zones de Busenge, Rutongo et Muhuta.

Pour certains parents, un cahier de plus peut sembler être un petit geste. Pour une famille qui doit déjà faire face à plusieurs dépenses, il peut pourtant alléger un peu le poids de la rentrée scolaire. Et pour l’enfant qui le reçoit, c’est un outil de plus pour écrire, apprendre et avancer.

À Muhuta, deux hectares de bois prennent ainsi une signification nouvelle. Ils représentent la possibilité de donner à des élèves de meilleures conditions pour apprendre et à des habitants des passages plus sûrs.

Journaliste reporteur , fact-checker, créateur de contenus, responsable des réseaux sociaux à la Radio Indundi Culture, et contributeur wikimedien

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