Une vague de panique s’est propagée depuis jeudi 5 mars 2026 dans plusieurs quartiers de la ville de Bujumbura, à la suite de rumeurs faisant état de personnes qui voleraient les organes génitaux de leurs victimes après un simple contact ou une salutation.
Selon des témoignages relayés dans différents quartiers, ces actes seraient attribués à des individus présentés comme des ressortissants congolais vivant au Burundi. Ces informations, largement diffusées de bouche à oreille et sur les réseaux sociaux, ont rapidement suscité l’inquiétude parmi la population.
Face à cette situation, plusieurs personnes soupçonnées ont été interpellées dans certains quartiers afin d’être mises à l’abri de la colère populaire et entendues par les services de sécurité. Des enquêtes sont en cours pour vérifier la véracité de ces allégations.
Des cas ou des alertes ont été signalés notamment dans la zone de Cibitoke, au quartier Carama, ainsi que dans les quartiers de Kamenge et Mutakura, où la population reste sur le qui-vive.
De son côté, l’Université Espoir d’Afrique, où ces rumeurs auraient commencé à circuler, a publié un communiqué pour démentir formellement ces informations. L’établissement affirme qu’aucun cas avéré n’a été enregistré et appelle les étudiants ainsi que la population à éviter de relayer des informations non vérifiées.
L’université précise également qu’elle ne tolérera pas les pratiques liées à des croyances ou superstitions au sein de son campus. Elle avertit que tout étudiant surpris portant des amulettes ou des objets présentés comme des moyens de protection contre ces prétendus actes pourrait faire l’objet de sanctions disciplinaires.
Dans un contexte marqué par la propagation rapide de rumeurs, les autorités et plusieurs institutions appellent la population au calme et à la prudence, tout en encourageant chacun à se fier uniquement aux informations provenant de sources officielles.























