Le chef de l’État a procédé à une série de nouvelles nominations au sein de la Force de Défense Nationale du Burundi, dont celle du Service chargé de la logistique. Ces changements interviennent environ trois semaines après l’explosion de munitions survenue dans un camp militaire de Bujumbura, qui avait fait 13 morts et plusieurs blessés, selon les autorités militaires.
Le Service chargé de la logistique à la Force de Défense Nationale du Burundi a un nouveau chef, près de trois semaines après l’explosion de munitions dans un camp militaire.
Il s’agit du colonel Thierry Kabura, qui remplace le colonel Ernest Musaba.
Ces nouvelles nominations du 22 avril 2026 interviennent quelques trois semaines après un incident d’explosion de munitions, fin mars 2026, dans une base militaire à Bujumbura. L’armée burundaise a confirmé la mort de 13 personnes et une cinquantaine de blessés. La FDNB a indiqué que l’origine de l’incident était un court-circuit électrique survenu à l’intérieur du dépôt d’armes de ce camp de Musaga.
Toutefois, le chef de l’État, Évariste Ndayishimiye, a nié que ce dépôt d’armes du camp de base n’ait jamais été électrifié. C’était lors d’une interview accordée la semaine passée à Yaga, un média local en ligne.
« J’ai dirigé le service en charge des munitions. Ce que je connais, ainsi que les visites que j’ai effectuées là-bas, c’est que dans un stock de munitions, il n’y a pas d’électricité. C’est interdit », a déclaré Ndayishimiye.
« Mais un incendie demeure toujours un accident, et il peut se produire pas seulement au Burundi. Le problème est qu’à chaque fois qu’un événement de ce type survient, les gens avancent des hypothèses », a-t-il ajouté, avant de promettre des enquêtes minutieuses sur l’incident.
« Lorsque cela se produit, nous lançons des enquêtes approfondies. Et les enquêtes ne se font pas en un jour, mais progressivement », a-t-il précisé.
Ce décret nomme également de nouveaux commandants de certaines régions militaires et d’autres services à l’état-major général de l’armée burundaise.
Il s’agit notamment du Service chargé des systèmes d’information et des communications, désormais dirigé par le colonel Gordien Kazindu, et du colonel Jonas Sabushimike, nommé à la tête de l’Institut supérieur des cadres militaires.
Le même décret nomme également de nouveaux commandants, dont le général de brigade Désiré Manirakiza à la tête de la deuxième division d’infanterie, et le colonel Jean-Pierre Mbonyiyeze, commandant de la quatrième division d’infanterie.
























