Le gouvernement burundais suspend, avec effet immédiat, la production et la commercialisation de plusieurs catégories de boissons fortement alcoolisées fabriquées localement. Sont notamment concernées les boissons mixtes alcoolisées, les vins fortifiés et les liqueurs.
La mesure a été annoncée par le ministère des Ressources minières, énergétiques, de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme le samedi 26 septembre 2026, qui justifie cette décision par la multiplication des boissons alcoolisées jugées non conformes aux normes et produites ou commercialisées illégalement.
Concrètement, les produits concernés doivent être retirés de la circulation sur l’ensemble du territoire national. Les industries qui les fabriquent sont également suspendues.
Le ministère demande aux opérateurs qui souhaitent poursuivre leurs activités de déposer une demande d’autorisation de production ou de renouvellement de leur autorisation, conformément à la réglementation en vigueur.
Cette mesure intervient dans un contexte où les autorités disent vouloir renforcer le contrôle du secteur des boissons alcoolisées et limiter la circulation de produits dont la fabrication ne respecterait pas les normes requises.
Le ministère évoque également une consommation excessive de ces boissons et ses conséquences sur la santé des consommateurs.
La décision ne vise pas uniquement les unités de production. Les commerces qui continueraient à vendre les boissons concernées malgré l’interdiction s’exposent à des sanctions.
Les bars et autres débits de boissons sont par ailleurs appelés à respecter strictement les horaires d’ouverture et de fermeture prévus par la réglementation.
L’administration locale et les forces de sécurité sont chargées de veiller à l’application de ces nouvelles mesures sur le terrain.
Au-delà du retrait des produits concernés, cette décision marque la volonté des autorités de réorganiser le secteur de la production des boissons fortement alcoolisées au Burundi.
Reste désormais à voir comment cette suspension sera appliquée sur le terrain, notamment dans les points de vente et auprès des petits producteurs. Le ministère n’a pas précisé, dans le communiqué, la durée de la suspension ni les modalités détaillées de retrait des produits déjà présents sur le marché.
Pour les consommateurs, la mesure signifie en tout cas que les boissons visées par l’interdiction ne doivent plus être commercialisées à compter de son entrée en vigueur.

























