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Burundi : la PARCEM dénonce le départ massif des jeunes en quête d’un avenir Meilleur

Le président burundais se félicite de la diminution du chômage au Burundi, tandis que la PARCEM appelle plutôt à des actions concrètes pour permettre à la jeunesse de réaliser ses aspirations, en marge de la tenue de la cinquième édition du Dialogue continental sur l’agenda Jeunesse, Paix et Sécurité.

Dans sa déclaration de ce mercredi 12 août 2026, journée qui a coïncidé avec la Journée internationale de la jeunesse ainsi qu’avec l’Inkerebutsi Day, marquant la clôture du cinquième Dialogue continental africain sur l’agenda Jeunesse, Paix et Sécurité, le directeur national de l’organisation Parole et Action pour le Réveil des Consciences et l’Évolution des Mentalités (PARCEM), Faustin Ndikumana, a révélé que, selon une enquête menée par cette organisation, les aspirations des jeunes, notamment en matière de formation de qualité, d’infrastructures et d’accès à l’électricité pour leurs activités d’autopromotion, ne sont pas suffisamment prises en compte au Burundi et sur le continent.

« Les jeunes burundais ont besoin de meilleures routes, d’énergie, de mobilité, sans passer outre le carburant, qui handicape également toutes les activités économiques actuellement, ainsi que de l’accès à l’emploi et de l’égalité des chances, qui stimulent la jeunesse dans l’autopromotion, l’accès à l’emploi et aux crédits bancaires », a-t-il indiqué.

La PARCEM s’indigne tout de même du fait que les jeunes qui disposent de talents ne puissent pas en tirer profit en raison de l’insuffisance des équipements, poussant ainsi certains d’entre eux à migrer vers d’autres pays et continents.

« Le Burundi est l’un des pays qui affichent un départ massif des jeunes vers les pays de la sous-région », a indiqué M. Ndikumana.

« On assiste actuellement à un départ massif de jeunes qui perdent de plus en plus l’espoir de vivre dans leurs pays. Par exemple, les Burundais partent vers le Kenya et l’Afrique du Sud pour gagner leur vie. Cela montre que les jeunes burundais commencent petit à petit à perdre espoir quant à la possibilité de mener une vie décente dans leurs pays », a-t-il déploré.

L’organisation déplore que « l’Afrique se vide régulièrement d’une grande force productive qu’est la jeunesse ».

Dans son discours de clôture de ce dialogue continental, qui réunissait des centaines de jeunes du continent, le chef de l’État burundais, également président de l’Union africaine, a plutôt indiqué que les jeunes burundais en particulier et ceux du continent en général migrent vers d’autres pays où ils peuvent, selon lui, vivre sans travailler.

« J’ai toujours demandé aux jeunes burundais pourquoi ils rêvent d’un visa pour les pays d’Europe, les USA ou Dubaï, et non pour la Chine. Cela veut dire que nous voulons aller dans des pays déjà développés pour vivre sans travailler », a déclaré le président Ndayishimiye, appelant ainsi les jeunes à plutôt travailler là où ils se trouvent, dans leurs pays d’origine, afin de combattre la pauvreté.

Le président de la PARCEM s’inquiète également de l’endettement incontrôlé des pays africains, y compris le Burundi, alors que, selon lui, le pays n’en tire pas suffisamment de contreparties. Il estime que cette situation constitue un poids futur qui pèse sur les épaules de la jeunesse.

Alors que les défis qui hantent les jeunes du continent, tels que les conflits armés et le chômage, pour ne citer que ceux-là, étaient au menu des échanges, le président du Conseil national de la jeunesse a plaidé pour une meilleure prise en considération de la jeunesse du continent.

« Notre message à la sortie de ce dialogue est simple », a déclaré Thierry Ingabire.

« Nous ne voulons pas seulement être entendus, nous voulons être responsabilisés. Nous ne voulons pas seulement participer, nous voulons contribuer. Nous voulons que les recommandations de ce dialogue trouvent leur traduction dans nos communautés. Du dialogue à l’engagement, de l’engagement à l’action et de l’action à la transformation, c’est cette jeunesse que nous voulons construire », a-t-il conclu.

Le président de la République du Burundi a promis que ce dialogue continental, organisé pour la cinquième fois au Burundi, sera un point de départ pour une meilleure prise en considération des doléances formulées par les jeunes africains au cours des assises.

« Bujumbura ne doit pas seulement être le lieu où nous avons dialogué », a déclaré Ndayishimiye.

« Il doit être le point de départ d’un processus qui respecte la diversité de nos agendas tout en renforçant leur complémentarité et qui nous permet de passer progressivement d’une culture des engagements à une culture de résultats et d’impact », a-t-il promis.

Parlant du cas du Burundi, le président Évariste Ndayishimiye s’est félicité, sans donner beaucoup de détails, du fait que, depuis la création du PAEEJ en 2021, le chômage, qui auparavant « était comme une chanson », n’est désormais « plus chanté ».

Il a tout de même prévenu contre toute tentative de perturber la sécurité du pays, l’un des éléments majeurs permettant à la jeunesse de réaliser ses projets d’autodéveloppement.

 

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