Les habitants de la zone de Ntega, dans la commune de Ntega, province de Butanyerera, se disent inquiets du retard des pluies et de l’assèchement des cours d’eau, qui a entraîné le flétrissement des cultures dans les vallées. Ils craignent d’être frappés par la famine, tandis que les prix des denrées alimentaires continuent d’augmenter rapidement sur les marchés.
Les habitants de cette zone affirment également que l’ensoleillement actuel a provoqué le dessèchement des champs situés dans les vallées.
« En ce qui concerne l’agriculture, le problème actuel est qu’il n’y a pas de pluie. Dans les vallées, tout le riz qui avait été semé a séché parce que l’eau s’est tarie », explique l’un des habitants.
En raison de l’assèchement des rivières, ces agriculteurs affirment ne plus être en mesure d’irriguer leurs champs.
« Nous avions irrigué, mais les vallées se sont asséchées, elles se sont complètement asséchées. Ceux qui avaient planté du maïs, des haricots et du riz ont été touchés. Parmi ces cultures, celle qui n’a pas été trop endommagée est le riz. Si la pluie tombait, il pourrait encore pousser, mais le maïs et les haricots sont déjà perdus », raconte un autre agriculteur.
Ces habitants disent ainsi craindre une nouvelle famine, comme par le passé, alors que les prix des denrées alimentaires continuent de grimper sur les marchés.
« Nous sommes inquiets parce que les prix ne cessent d’augmenter de jour en jour. Par exemple, les haricots coûtent maintenant cinq mille francs, et leur prix pourrait atteindre sept mille francs. Nous craignons donc de manquer de nourriture », poursuivent-ils.
Cependant, de faibles précipitations sont tombées la semaine dernière dans la région de Ntega, redonnant à certains habitants l’espoir que la saison des pluies allait bientôt commencer. Ils estiment toutefois que ces précipitations pourraient ne pas suffire à sauver certaines cultures de la saison sèche.
En février 2025, les autorités de l’ancienne province de Kirundo avaient annoncé que plus de 22 000 familles avaient été touchées par les conséquences de la sécheresse, entraînant la perte de récoltes de différentes cultures. Dans la seule commune de Bugabira, plus de 11 000 familles avaient été recensées.
À cette époque, le président s’était rendu à Bugabira pour apporter une aide alimentaire aux habitants. Il avait également appelé la population à bien préserver les récoltes obtenues.






















