À Bujumbura en date du 29 mars 2026, les foulées ne racontaient pas seulement un effort physique, mais aussi des histoires de solidarité, d’espoir et d’engagement. À travers une marche sportive et des actions sociales, la Fédération de jogging et de marche du Burundi a mis en lumière le rôle du sport dans le bien-être des femmes et leur contribution au développement du pays.
Dès les premières heures de la journée, l’émotion était palpable au centre Élisabeth, où les participantes ont rendu visite aux personnes du troisième âge. Sourires, échanges et gestes d’attention ont donné le ton d’une célébration tournée vers l’humain, bien au-delà du simple cadre sportif.
Quelques heures plus tard, l’ambiance a changé de rythme sur le boulevard de l’Indépendance, près du stade Intwari. Chaussures de sport aux pieds, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, ont pris part à une marche collective, transformant les rues de la capitale en un espace de partage et d’énergie.
Pour beaucoup de participantes, cette journée était aussi une occasion de se réaffirmer. « Se lever, bouger, prendre soin de soi, c’est déjà un pas vers l’autonomie », a rappelé le président de la Fédération, Joseph Ntunguka. À travers ses mots, c’est toute une vision qui se dessine : celle d’une femme active, consciente de son rôle dans la société.
Dans le même esprit, Candide Mukerabashitsi, responsable des activités sportives féminines, insiste sur les bienfaits du sport au quotidien. Pour elle, l’exercice physique ne renforce pas seulement le corps, mais aussi la confiance en soi et les relations avec les autres. Un message qu’elle porte avec conviction, notamment pour déconstruire les idées selon lesquelles le sport serait réservé aux hommes.
Mais au-delà de l’effort physique, les organisateurs ont également voulu rappeler un autre enjeu : celui de la protection de l’environnement. Un engagement qui, selon eux, va de pair avec toute démarche de développement durable.
Présent à l’événement, Ancile Ndayikeze, directrice du sport de masse au ministère en charge des sports, a salué cette mobilisation, soulignant que ces initiatives contribuent concrètement à la cohésion sociale et au développement du pays.
Placée sous le thème «Femme sportive : Catalyseur du développement, de la solidarité et de la générosité», cette troisième édition a résonné bien au-delà de Bujumbura, avec des activités également organisées à Matana et Ngozi.
Au fil de la journée, une conviction s’est imposée : derrière chaque pas, chaque sourire et chaque échange, c’est une même aspiration qui s’exprime — celle de voir les femmes occuper pleinement leur place, en bonne santé, solidaires et actrices du changement.

























