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Bujumbura : un projet de centre commercial et d’université internationale envisagé

Le Conseil des ministres du 14 octobre 2026 a examiné deux projets relatifs à la mise à disposition d’un terrain de l’État pour la construction d’un centre commercial et d’une université internationale à Bujumbura. En contrepartie, l’investisseur s’engagerait à financer et à construire une nouvelle école d’une capacité minimale de 1 500 élèves.

La construction d’un centre commercial et d’une université internationale à Bujumbura figure parmi les projets d’investissement examinés par le Conseil des ministres lors de sa séance du 14 octobre 2026. Présentés par le ministre ayant les infrastructures, les logements sociaux, les transports et l’équipement dans ses attributions, les dossiers portent notamment sur la désaffectation d’une partie du domaine public de l’État et sur l’établissement d’une convention-cadre d’investissement.

Le projet prévoit l’attribution à M. Ntigacika Adrien d’un terrain abritant l’ancienne école Athénée primaire, actuellement occupé par l’École secondaire de techniques administratives. Le site serait destiné à accueillir un centre commercial, communément appelé mall, ainsi qu’une université

Selon la présentation faite au Conseil des ministres, l’investisseur a adressé une demande au ministère chargé des infrastructures afin d’obtenir le terrain nécessaire à la réalisation de son projet.

À la suite de l’analyse de cette demande, il a été jugé opportun d’élaborer une convention-cadre destinée à formaliser le partenariat entre l’État du Burundi et l’investisseur. Cette convention vise à préciser les droits et les obligations de chaque partie, à établir un cadre juridique de collaboration et à prévenir d’éventuels litiges.

En contrepartie de la mise à disposition du terrain, l’investisseur s’engagerait à financer, construire et livrer une nouvelle école d’une capacité minimale de 1 500 élèves. Il serait également chargé de réaliser le centre commercial et l’université internationale sur le site concerné.

De son côté, l’État devrait organiser la libération du terrain destiné à accueillir les infrastructures projetées. La convention doit également préciser les délais d’exécution, les garanties, les mécanismes de contrôle, les sanctions éventuelles ainsi que les conditions de résiliation du partenariat.

À l’issue de l’examen des deux projets, le Conseil des ministres les a adoptés, tout en formulant plusieurs recommandations. Parmi celles-ci figure la proposition de remplacer le nom de l’investisseur individuel par celui d’une société, au moins unipersonnelle, pour des raisons d’ordre pratique.

Cette recommandation vise à privilégier un cadre juridique adapté à la réalisation et à la gestion d’un projet d’investissement de cette envergure.

Au cours de la même séance, le Gouvernement a recommandé au ministère chargé des infrastructures de procéder à l’inventaire des espaces stratégiques disponibles dans chaque province.

L’objectif est d’identifier les terrains susceptibles d’être mis à la disposition d’investisseurs intéressés par la réalisation de projets préétablis, en cohérence avec les ambitions de la Vision du Burundi 2040-2060.

Cette démarche entend ainsi orienter les investissements vers des projets définis à l’avance et favoriser le développement d’infrastructures commerciales, éducatives et économiques.

Le projet envisagé à Bujumbura associe ainsi la réalisation d’infrastructures commerciales et universitaires à la construction d’un établissement scolaire destiné à accueillir au moins 1 500 élèves. Sa mise en œuvre dépendra notamment du respect des dispositions légales applicables et des engagements qui seront formalisés dans la convention d’investissement.

Journaliste reporteur , fact-checker, créateur de contenus, responsable des réseaux sociaux à la Radio Indundi Culture, et contributeur wikimedien

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