Un mois après la rentrée scolaire 2026-2027, le manque d’enseignants dans plusieurs écoles de la province de Gitega suscite des inquiétudes. Entre heures supplémentaires imposées aux enseignants restés en service, cours non assurés et préoccupations des parents quant à la qualité de l’éducation, les acteurs du secteur appellent les autorités compétentes à prendre des mesures durables pour faire face à cette situation.
Un mois après la rentrée scolaire 2026-2027, certains enseignants de la province de Gitega affirment être contraints d’effectuer des heures de cours supplémentaires pour compenser le départ de leurs collègues.
Selon eux, les départs vers les pays voisins du Burundi et vers d’autres destinations, à la recherche de meilleures conditions de vie, alourdissent la charge de travail de ceux qui restent en service. Cette situation entraîne une fatigue supplémentaire et soulève des interrogations sur les conditions dans lesquelles les cours sont dispensés.
Les responsables de certains établissements scolaires confirment ces difficultés. Ils signalent des départs inhabituels d’enseignants, que ce soit vers l’étranger, vers d’autres activités professionnelles ou à la suite d’un abandon du métier.
Face à cette situation, les directions d’écoles doivent réorganiser les horaires et répartir les cours entre les enseignants encore disponibles. Une solution qui leur permet de maintenir les activités scolaires tant bien que mal, mais qui ne suffit pas toujours à répondre aux besoins des élèves.
Le manque de personnel enseignant risque ainsi de compromettre la bonne couverture des programmes scolaires, notamment lorsque certains cours ne peuvent plus être assurés faute d’enseignants disponibles.
Du côté des parents d’élèves, les inquiétudes portent principalement sur la qualité de l’enseignement dispensé à leurs enfants. Certains redoutent que la surcharge de travail des enseignants et l’absence de personnel dans certaines disciplines affectent les apprentissages.
À ces départs s’ajoutent les mises à la retraite d’enseignants ayant atteint la limite d’âge, dont les postes ne seraient pas tous pourvus par de nouveaux recrutements. La combinaison de ces facteurs accentue les difficultés rencontrées par les établissements scolaires.
Le départ d’enseignants expérimentés représente également un défi, dans la mesure où leur remplacement nécessite de disposer de personnel suffisamment qualifié pour assurer la continuité des apprentissages.
Face à cette situation, les enseignants, les responsables d’écoles et les parents d’élèves appellent les institutions publiques compétentes à prendre des mesures concrètes pour répondre au manque de personnel enseignant.
Ils estiment qu’une réponse durable est nécessaire afin de soulager les enseignants encore en service, de garantir que tous les cours soient assurés et de préserver la qualité de l’éducation.
La question du remplacement des enseignants partis à la retraite, ainsi que celle des départs vers l’étranger, apparaît dès lors comme un enjeu important pour le fonctionnement des établissements scolaires de la province de Gitega.
Reste à savoir quelles mesures les autorités compétentes envisagent pour répondre aux besoins des écoles et garantir aux élèves un enseignement de qualité tout au long de l’année scolaire.























