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À Gitega, la fermeture du marché à 17 heures pousse clients et commerçants à réagir

La fermeture du marché central de Gitega au plus tard à 17 heures suscite des réactions parmi les clients et les commerçants. Si cette mesure intervient dans un contexte marqué par plusieurs incendies ayant touché des espaces commerciaux au Burundi, certains estiment qu’elle pénalise leurs activités et favorise le commerce ambulant. Ils appellent à un réaménagement des horaires qui tient compte à la fois des besoins de la population et des impératifs de sécurité.

Au marché central de Gitega, les opérations de fermeture commencent dès 16 h 30. Les agents de sécurité procèdent progressivement à la fermeture des entrées afin que le marché soit entièrement évacué au plus tard à 17 heures, selon les indications de la direction du marché.

À l’extérieur, les différents axes routiers donnant accès au marché sont également contrôlés par des barrières tenues par la police. L’objectif est d’empêcher l’accès aux lieux après les heures réglementaires.

Cette organisation intervient dans un contexte marqué par des incendies ayant ravagé plusieurs espaces commerciaux à travers le pays au cours de l’année 2026. La protection des biens et des personnes constitue ainsi un enjeu important pour les responsables des marchés.

Des clients contraints par les horaires

Pour certains clients, cette fermeture précoce complique les achats quotidiens. Les personnes qui terminent leur travail vers 15 h 30, notamment, considèrent disposer de peu de temps pour se rendre au marché, effectuer leurs achats et rentrer chez elles, surtout lorsque les déplacements prennent du temps.

Ces interactions suscitent des frustrations chez ceux qui souhaitent continuer à s’approvisionner au marché central après leurs heures de service.

Le commerce ambulant au cœur des critiques

Du côté des commerçants, les préoccupations portent également sur les conséquences économiques de cette mesure. Certains déplorent que la fermeture anticipée du marché favorise le commerce ambulant, notamment la vente de produits vivriers, de vêtements, de chaussures et d’autres biens.

Ces marchandises restent exposées en différents endroits du centre-ville de Gitega, parfois jusque dans la soirée, selon les observations rapportées sur place.

Certains clients abordent la situation avec humour, faisant remarquer que les produits vendus à l’extérieur du marché seraient parfois moins chers que ceux proposés à l’intérieur. Une situation qui pourrait inciter certains acheteurs à se tourner vers les vendeurs ambulants.

Pour les commerçants installés dans le marché, cette concurrence soulève des interrogations sur les effets de la fermeture anticipée sur leurs ventes et sur l’organisation des activités commerciales.

Trouver un équilibre entre sécurité et activités économiques

Face à ces difficultés, des clients et des commerçants demandent à l’administration de revoir les horaires de fermeture du marché central de Gitega. Ils souhaitent qu’une éventuelle adaptation permette à la population de faire ses achats dans de meilleures conditions, sans nuire à la sécurité des personnes et des biens.

Le défi consiste ainsi à concilier les impératifs de prévention des incendies avec les réalités économiques et les besoins des usagers du marché.

Huit espaces commerciaux touchés par des incendies en 2026

Les préoccupations liées à la sécurité sont renforcées par les incendies qui ont touché plusieurs espaces commerciaux au Burundi en 2026.

Parmi les sites concernés figurent le marché de bois de chauffage et de planches situé près du Bujumbura City Market, communément appelé « Chez Sion », le marché de planches de Jabe, ainsi que les marchés de Cibitoke, de Kinama, de Kinindo et de Ngozi. Les galeries Ndayizamba et Le Parisien, toutes deux situées à Bujumbura, figurent également parmi les espaces commerciaux touchés.

Ces sinistres rappellent les risques associés sont exposés aux commerçants, dont les marchandises représentent souvent une source essentielle de revenus pour leurs familles.

À Gitega, la question reste donc celle de la recherche d’un compromis entre la prévention des risques, la protection des activités commerciales et l’accès des clients au marché. Une éventuelle révision des horaires devrait permettre de répondre à ces préoccupations sans négliger les exigences de sécurité.

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