Un climat malsain règne entre les exploitants de la vallée Nyavyamo et les autorités à la base en zone Murungurira de la province kirundo. À l’origine, la revue à la hausse de redevances d’exploitation par responsables à la base. L’autorité communale contre toute nature de conflits appelle au respect des conventions.
Aménagé vers 2017, à 538 hectares de superficie, le marais Nyavyamo est réputé pour la production du riz à kirundo. Le projet était financièrement appuyé par la Banque africaine de développement dans le cadre du projet d’appui aux infrastructures rurales de la région naturelle du Bugesera (PAIRB). A kirundo, une localité à insuffisance hydrique et un déficit de pluviométrie plus de 120 personnes réunies en coopérative locale exploitent la vallée.
Selon le consensus des membres de la coopérative, l’exploitation est conditionnée par le paiement de redevances. Les fonds collectés sont essentiellement pour l’entretien des infrastructures hydro agricoles et la gestion appartient à la commune. La part pour chacun était jusqu’à présent fixée à six mille de francs Burundais par an.
Au moment où l’exploitation maraichère se pointe à l’horizon, les exploitants dénoncent un paradoxe et décrient une « mesure de trop ». Payer 20 mille francs Burundais par personne. Une redevance annuelle ” actualisée” mais communiquée après le labour.
« Nous l’avons appris d’un responsable de l’OBPE (Office Burundais pour la protection de l’environnement), un certain Daniel. Il a même instruit le chef de colline ; le nommé Pascal de convaincre les concernés. Du jamais vu depuis plus d’une décennie que nous exploitons la vallée. Nous contribuions moins quand même, les quittances sont à notre disposition. » Raconte un agriculteur avec amertume.
Une entente ratée
Après des séances de conscientisation, les exploitants du marais Nyavyamo à Murungurira révèlent avoir été convoqués dans une réunion pour discuter à fond la question. Le rendez-vous était fixé mardi 21 juillet 2026 à douze heures. La partie lésée était là avant l’heure, représentée par une délégation de trente personnes environ. Le but ultime était de négocier pour qu’on moins l’on baisse la redevance à au moins dix mille francs. Aussi Daniel Ngendakumana, responsable de l’OBPE était sur le lieu.
De surcroît le chef de colline n’était pas là. Selon ses proches, Pascal Minani participait dans une autre réunion animée par le chef de zone. Il aurait décidé de boycotter la rencontre puisqu’ avoir appris que l’affaire est déjà connu du public autre que les concernés.
Juste à la connaissance de cette absence, la colère monte au sein du groupe. Le groupe voudraient l’entendre s’exprimer ouvertement sur la question mais en vain.
Le Nommé Daniel de l’OBPE lui, balayant du revers de la main toute la responsabilité, il a même nié toute allégation de nature à revoir à la hausse les redevances d’exploitation décriées. Interrogé, ce conservateur de la nature a mentionné que l’objet de la réunion n’était que l’identification des personnes possédant de terre dans le marais Nyavyamo.
Le groupe le huant, et se moquant de ses propos, il a reproché ce responsable de cautionner le mensonge. En effet, s’est indigné le groupe :” Les deux hommes opèrent de concert pour extorquer de l’argent aux agriculteurs.”
Face à cette manœuvre, le groupe décida de ne rien payer sauf les cotisations normalement fixées à six mille par parcelle et par an mais rentre très fâché et déçu.
« Nous ne sommes pas convaincus par, c’est bizarre. Aucune décision n’est prise, rien ne garantit que la course aille s’arrêter. Mais c’est inadmissible. » A déclaré un quadragénaire ayant requis anonyme de peur de subir des représailles.
Les mêmes sources indexent ces responsables procédant toujours aux sensibilisations de porte à faire pour faire entendre aux gens que les redevances d’exploitation doivent être majorées.
L’administration lève les équivoques.
« Personne ne doit transgresser la consensus établi. La redevance d’exploitation du marais ne se limite qu’à seulement six mille. Tout le monde en est informé. Aucune nouvelle mesure n’a été prise. Par contre la commune fait tout ce mieux pour garantir une bonne production du riz, une denrée en marche à kirundo. Que personne ne soit alors dérangé. » A signalé le chef du département communal chargé de l’agriculture, environnement et élevage.
Pour finir avec ces heurts, Dieudonné Ndayishimiye invite les producteurs à se confier aux agronomes zonaux qui doivent trencher. Il reconnaît avoir pris connaissance de ce climat malsain à Murungurira, un fait aussi rapporter en zones Rusubije et Gikuyu.
Avec sa projection, le barrage hydro-agricole de Nyavyamo avec sa capacité d’irriguer près de 1 000 ha, comptait mobiliser des eaux d’irrigation de plus de 1 300 000 m³ afin d’assurer une maitrise totale des ressources en eau en cas de sécheresse ou d’inondation des parcelles. https://www.afdb.org/fr/news-and-events/burundi-nouvelle-etape-pour-le-plus-grand-barrage-hydro-agricole-du-pays-grace-a-lappui-de-la-bad-16803
L’administration locale s’engage à stabiliser davantage les installations estimant à environ 70% la riziculture depuis que le marais est amené.
























