Le corps d’une femme a été exhumé dans la nuit de mardi à mercredi au cimetière de la colline Mvumvu, dans la commune de Matongo, en province de Butanyerera. Il s’agit du cinquième corps exhumé et décapité dans cette commune en l’espace de près de deux mois, malgré les récentes mesures prises par l’administration pour sécuriser les cimetières.
La victime avait été inhumée samedi dernier. Sa tête a été retrouvée mercredi matin au bord de la route nationale n° 1 Bujumbura-Kayanza, non loin de la station-service de Matongo. Selon plusieurs habitants, les auteurs de ces profanations abandonnent systématiquement les têtes des victimes au même endroit, sur la colline Ruganza, en bordure de la route goudronnée.
Au cours de la même nuit, la tombe d’un enfant enterré il y a deux semaines a également été ouverte. Toutefois, son corps n’a pas été emporté.
Cette nouvelle profanation intervient quelques jours seulement après l’annonce, par l’administrateur communal de Matongo, Jean-Gilles Kanyana, de nouvelles mesures visant à renforcer la sécurité des cimetières. Parmi celles-ci figurent l’interdiction de couper des arbres dans les cimetières ainsi que celle d’y circuler sans motif valable, à l’exception des personnes participant à des enterrements.
Malgré ces dispositions, les profanations se poursuivent, alimentant l’inquiétude de la population. Les habitants se disent profondément choqués par ces actes et s’interrogent sur l’efficacité des mesures de sécurité mises en place.
Face à cette situation, les responsables de la paroisse Riga Kabamba ont lancé, depuis mardi, une période de prière afin d’apaiser les habitants et de leur redonner espoir.

























