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Chômage des jeunes à Bujumbura : entre taxes élevées, favoritisme et manque de transparence dans l’emploi

Certains jeunes de la province de Bujumbura disent être confrontés au chômage. Certains parmi eux estiment que la situation est aggravée par le fait que même ceux qui tentent de se lancer dans des activités génératrices de revenus se heurtent à des taxes qu’ils jugent excessives. D’autres dénoncent également que l’accès à l’emploi se fait souvent sur base de favoritisme ou de corruption. Ces pratiques sont aussi dénoncées par des organisations engagées dans la lutte contre le chômage, bien que le gouvernement ait mis en place le programme de soutien aux initiatives de développement des jeunes, le PAEEJ.

Ces jeunes indiquent qu’ils continuent de subir les conséquences du manque d’emploi, comme en témoignent ceux que nous avons interrogés :

« Il y a trop de chômage au sein des jeunes diplômés. Ils passent plusieurs années sans être embauchés. Je pense que l’État devrait voir comment recruter ces jeunes dans des métiers ou à travers la création d’industries où ils peuvent être employés. »

Cependant, certains d’entre eux considèrent que les taxes imposées constituent un obstacle pour les jeunes sans emploi qui souhaitent se lancer dans des activités entrepreneuriales :

« On peut disposer d’un petit capital de 100 000, par exemple, et constater que les taxes sont équivalentes au bénéfice. Il faudrait plutôt que le gouvernement facilite ces jeunes au lieu d’être un obstacle. »

Par ailleurs, d’autres se plaignent que, même lorsque des emplois sont disponibles, ils ne sont pas attribués de manière transparente, ce qui prive certains jeunes chômeurs d’opportunités, disent-ils :

« Si l’emploi est disponible, qu’il soit octroyé dans la transparence et sur base du mérite, à celui qui a des compétences ou des connaissances dans le domaine. »

Le manque de transparence dans le recrutement est également dénoncé par l’ALUCHOTO, une organisation engagée dans la lutte contre le chômage, comme l’explique son coordinateur, Vianney Ndayisaba.

La corruption dans le recrutement continue d’être évoquée, bien qu’en décembre 2025, une politique visant à l’éradiquer d’ici 2030 ait été lancée.

Depuis 2021, le gouvernement a également mis en place le Programme d’autonomisation économique et d’emploi des jeunes. Jusqu’au mois d’avril de l’année dernière, ce programme avait déjà aidé plus de 100 000 jeunes à créer des emplois.

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