A la UneBurundiFrenchhomepage

La liberté de la presse face aux défis, bien que le Burundi ait gagné des places dans le classement de RSF

Au Burundi, certaines organisations de la société civile déplorent la censure dans les médias par les pouvoirs publics. Ce qui est nié par le ministère de la communication et des médias.

D’après l’organisation PARCEM, Parole et Action pour le Réveil des Consciences et l’Évolution des Mentalités, la presse au Burundi tend à être muselée par les pouvoirs publics, déplore le directeur national de l’organisation.

«On constate que l’attitude des autorités burundaises est de tendance à museler la presse », affirme Faustin Ndikumana, directeur national de cette organisation.

Selon lui, cela pour diverses raisons : «occulter, cacher leurs abus, surtout pendant la campagne électorale », souligne Ndikumana.

Il ajoute que la situation s’empire quant à l’accès du public aux informations.

«Quand on veut solliciter une information dans les instances du gouvernement, on dirait qu’on est un étranger. Les autorités ne veulent pas donner des informations, que les médias accèdent à une information fiable », déplore le directeur de la PARCEM.

Faustin Ndikumana estime que tout cela se fait alors que, au cours des États généraux de la communication et des médias qui se sont tenus en 2022, les recommandations avaient été émises pour redresser le secteur, afin qu’il constitue la base du décollage économique.

À côté de la PARCEM, le CEPID, Centre pour la promotion de l’information et du développement, déplore également des défis dans lesquels font face les médias burundais.

«Des pressions administratives continuent également d’être observées, notamment à travers des détentions de journalistes en exercice de leur métier et des injonctions de retrait de contenus », lit-on dans son communiqué.

Et de plaider pour une collaboration renforcée entre autorités, médias et partenaires pour bâtir un environnement médiatique libre, inclusif et propice à la paix durable.

Toutefois, le centre parle également de quelques avancées : « Des progrès ont été constatés, notamment dans la promotion de la transparence grâce à la digitalisation, l’intérêt croissant pour les médias communautaires et l’engagement des jeunes journalistes », souligne le CEPID dans un communiqué.

De son côté, le gouvernement reconnaît que la liberté de la presse reste une des solutions pour barrer la route aux rumeurs, a déclaré ce lundi l’assistant du ministre de la Communication et des Médias, Jean Claude Nizigiyimana. «Un pays où l’accès à l’information n’est pas garanti, les rumeurs gagnent du terrain », a-t-il dit.

Nizigiyimana nie le non-accès à l’information détenue par les autorités pour la presse.

« Dans notre pays, je ne pense pas qu’il y a des autorités qui ne donnent pas d’informations, surtout selon la nature des informations recherchées », a poursuivi M. Nizigiyimana à l’occasion de la célébration de cette journée, lundi le 04 mai 2026.

Avant d’ajouter : « Le journaliste est un citoyen comme tant d’autres. Il doit chaque fois se faire connaître auprès des autorités administratives quand il se rend sur le terrain à la recherche d’information », a-t-il insisté.

Le classement de Reporters sans frontières de 2026 classe le Burundi à la 119e position avec un score de 46,14, au moment où en 2025, il était à la 125e place avec un score de 45,44, des 180 pays recensés par RSF.

What's your reaction?

Related Posts

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE