L’étude et les enquêtes sur les biens spoliés durant les périodes difficiles qu’a traversées le Burundi, notamment les terres, les maisons et autres propriétés, constituent une nouvelle mission que la Commission Vérité et Réconciliation (CVR), chargée de la recherche de la vérité et de la réconciliation, s’apprête à lancer.
Cette annonce a été faite jeudi passé par Pierre Claver Ndayicariye, président de cette commission, à la fin d’un atelier de 2 jours tenu dans la province de Butanyerera.
Il a indiqué que les conflits entre différentes communautés ont été à l’origine de nombreux maux, notamment les assassinats, les spoliations et les persécutions contre les personnes sans défense. Selon lui, ces actes n’ont conduit qu’à l’insécurité dans le pays et au ralentissement du développement.
Pierre Claver Ndayicariye a précisé que cette nouvelles initiatives que cette commision vient d’entamer surprendra beaucoup de personnes, en particulier les jeunes. Il a appelé les parents qui savent avoir pris les biens d’autrui à les restituer volontairement ou à s’adresser à la CVR afin d’obtenir des orientations sur les modalités de restitution aux propriétaires légitimes.
Dans cette optique, il a également demandé à ceux qui occupent illégalement les biens d’autrui de dire la vérité à leurs descendants, en leur expliquant que ces biens ne leur appartiennent pas, car des conflits non résolus constituent un danger pour le pays.
Concernant les personnes qui achètent des parcelles, il a recommandé de ne plus acquérir de terrains dont elles ignorent l’historique, soulignant que les biens spoliés ne doivent pas être revendus.
Le président de la CVR a aussi invité les autorités à soutenir cette institution et à sensibiliser la population sur le fait que les décisions prises par cette commission ne peuvent pas faire l’objet de recours devant les tribunaux, précisant qu’avant toute décision, la commission mène des enquêtes approfondies.
Il a demandé aux forces de sécurité de rester disponibles lors de l’exécution des décisions prises par cette commission afin que les deux parties, tant celui qui a spolié que celui qui récupère son bien, puissent retrouver la paix.

























