La Conférence des évêques catholiques du Burundi (CECAB) déplore plusieurs difficultés auxquelles le pays est confronté, notamment les violations des droits humains ainsi que la persistance de la pénurie de produits de première nécessité, dont les médicaments.
Dans un communiqué publié ce mardi à l’issue de son Assemblée plénière ordinaire tenue du 1er au 5 juin courant, la CECAB se dit préoccupée par la vétusté des infrastructures routières et la pénurie de carburant qui frappent le pays.
« Les évêques déplorent le fait que la plupart des routes du pays se soient détériorées, ce qui rend les déplacements difficiles. À cela s’ajoute le manque de carburant qui persiste dans le pays. Tout cela engendre des perturbations dans le transport des biens et des personnes, notamment la surcharge et le dépassement de la capacité des véhicules, causant ainsi des accidents et des pertes en vies humaines », déplore la CECAB.
« Les évêques constatent également avec amertume la persistance du manque de produits de première nécessité tels que les médicaments et les denrées alimentaires », poursuit le communiqué.
Le Burundi fait face à une grave crise de pénurie de carburant depuis plusieurs années. Cette situation a entraîné une hausse des prix des produits de première nécessité en raison des difficultés liées à leur transport.
La CECAB se dit également préoccupée par le départ massif des fonctionnaires de l’État vers les pays étrangers et par les conséquences qui en découlent.
« Nous déplorons la saignée des forces vives de la nation — jeunes, enseignants, médecins et autres fonctionnaires — vers les pays étrangers, qui se poursuit avec des conséquences néfastes sur la vie du pays », indique le communiqué lu par Monseigneur Joachim Ntahondereye, président de la CECAB et archevêque du diocèse de Muyinga.
Depuis bientôt deux ans, le Burundi est confronté à une fuite des cerveaux, de nombreux fonctionnaires de l’État quittant le pays à la recherche de meilleures rémunérations à l’étranger.
La Conférence des évêques catholiques du Burundi note également avec indignation que « des corps sans vie sont retrouvés ici et là sans que les auteurs de ces crimes ne soient jamais identifiés. Elle dénonce également le cas de prisonniers qui ont purgé leur peine ou ont été acquittés par les tribunaux, mais qui demeurent toujours en détention sans en connaître les motifs ».
La question des détenus maintenus injustement en prison avait déjà été soulevée au mois de mai dernier par l’Assemblée nationale. À cette occasion, le ministre de la Justice avait promis d’agir dans les meilleurs délais afin de désengorger les établissements pénitentiaires.

























