Le Burundi accueille, du 15 au 22 juillet 2026, la Semaine du film chinois, une initiative qui vise à renforcer les échanges culturels entre le Burundi et la Chine à travers le septième art. Lors de la cérémonie d’ouverture, les différents intervenants ont mis en avant le rôle du cinéma comme vecteur de rapprochement entre les peuples, de transmission des valeurs culturelles et de coopération internationale.
En ouvrant officiellement cette Semaine du film chinois, le président du Festival international du cinéma et de l’audiovisuel du Burundi (FESTICAB), Léonce Ngabo, a rappelé l’expérience acquise par son organisation dans la promotion du cinéma auprès des populations.
Selon lui, pendant une dizaine d’années, le FESTICAB a sillonné plusieurs provinces du pays grâce à la tournée du cinéma mobile afin de rendre le cinéma accessible au plus grand nombre. Cette expérience servira aujourd’hui à faire découvrir la culture chinoise aux Burundais à travers le cinéma.

« Nous avons ciblé certaines villes dans les grandes provinces, dans un premier temps, et pendant dix ans, nous avons organisé ce que nous avons appelé la tournée du cinéma mobile. À travers cette expérience, nous allons voir comment faire connaître la culture chinoise grâce à cet échange culturel et ainsi contribuer à construire un monde meilleur. Le cinéma est un outil très prestigieux pour transmettre les valeurs du patrimoine culturel d’un peuple. Comme on dit, une image vaut mille mots. Celui qui a vu une image étant petit s’en souvient encore aujourd’hui », a-t-il déclaré.
Prenant la parole, le ministre-conseiller de l’ambassade de Chine au Burundi, Fang Guaqing, a rappelé que l’année 2026 revêt une importance particulière puisqu’elle marque à la fois le 70ᵉ anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques sino-africaines et l’Année des échanges humains et culturels Chine-Afrique.
Dans ce cadre, plusieurs activités sont programmées au Burundi afin de renforcer les liens entre les peuples des deux pays dans les domaines de la culture, de l’éducation et du bien-être.

« Dans le cadre de cette Année des échanges humains et culturels Chine-Afrique, une série d’activités couvrant différents domaines, tels que la culture, l’éducation et le bien-être de la population, est organisée au Burundi. Parmi celles-ci figurent notamment Le rythme des tambours et des cordes, Symphonie des civilisations, Double voyage sur la Route de la soie culturelle Chine-Afrique, le concours Pont vers le chinois ainsi que le Prix de l’ambassadeur pour la bonne récolte », a-t-il indiqué.
La culture, un pont entre les nations
Représentant le ministre en charge de la Culture, la directrice générale de la Culture, Aline Munyaneza, a souligné que cette manifestation s’inscrit dans un contexte de renforcement des relations d’amitié entre le Burundi et la Chine.
Selon elle, les échanges culturels constituent un levier essentiel pour rapprocher les peuples et promouvoir une vision commune d’un avenir partagé.

« La présente manifestation intervient dans un contexte particulièrement significatif, celui de l’Année sino-africaine des échanges humains et culturels. Elle témoigne des relations d’amitié et de coopération qui unissent la Chine et le Burundi, des relations fondées sur la solidarité et une vision commune d’un avenir partagé. La culture est l’une des expressions les plus nobles qui permettent de construire des ponts durables entre les nations. »
Elle a également insisté sur le rôle de la jeunesse dans ce processus.
« Leur offrir des espaces de découverte, de dialogue et d’ouverture sur le monde, c’est investir dans une génération plus tolérante, plus créative, plus innovante et davantage préparée à relever les défis d’un monde en constante évolution », a-t-elle affirmé.
L’ambassadrice de Chine au Burundi, Zhu Kewei, a pour sa part présenté cette semaine cinématographique comme un nouveau jalon dans la coopération culturelle entre les deux pays.
Elle a rappelé les échanges déjà engagés cette année entre les autorités culturelles burundaises et chinoises avant d’exprimer le souhait de voir le cinéma contribuer davantage au dialogue entre les peuples.
« Nous ferons du cinéma un vecteur de rapprochement des civilisations (…) Aujourd’hui, nous voulons ériger un nouveau pont culturel sino-burundais à travers la Semaine du film chinois, tout en souhaitant que, de Beijing à Bujumbura, des tambours du Burundi aux films chinois, les cultures des deux pays continuent à s’inspirer et à s’enrichir mutuellement afin d’insuffler une dynamique sans cesse renouvelée à la promotion du dialogue entre les civilisations. »

L’ambassadrice a également mis en avant l’évolution des technologies dans l’industrie cinématographique, tout en rappelant que la dimension humaine demeure au cœur de toute œuvre audiovisuelle.
« Le cinéma ne se limite pas à consigner l’histoire et à refléter la réalité ; il éclaire les esprits et façonne l’avenir (…) Ce qui touche véritablement le cœur, ce sont toujours les personnages, leurs sentiments, leurs pensées et leurs efforts inlassables pour une vie meilleure. J’espère que les cinéastes chinois et burundais renforceront leurs échanges et leur coopération et créeront ensemble de bonnes œuvres qui incarnent l’esprit du temps, portent les aspirations des peuples et continuent d’illuminer les cœurs tout en reliant le monde. »
La cérémonie d’ouverture a également été marquée par une prestation du tambour burundais, associée à une démonstration de la culture chinoise, symbolisant le rapprochement culturel entre les deux pays.
Tout au long de cette semaine, le public de Bujumbura, Ngozi et Gitega pourra découvrir deux productions cinématographiques, l’une burundaise et l’autre chinoise, dans le cadre de cette initiative destinée à promouvoir le dialogue interculturel à travers le septième art.
























