Sur la colline Sororezo en commune Mukaza de la province Bujumbura et cette localité, la hausse continue des prix des denrées de première nécessité plonge plusieurs ménages dans une situation difficile. Entre baisse du pouvoir d’achat, mauvaises récoltes et revenus insuffisants, des habitants affirment être contraints de réduire leurs repas et alerter sur les conséquences de cette précarité alimentaire.
La flambée des prix des denrées de première nécessité inquiète de plus en plus les habitants de cette localité. Ces derniers jours, plusieurs ménages affirment avoir du mal à se procurer les produits alimentaires de base, alors que leurs revenus ne suivent pas l’évolution des prix sur les marchés.
Selon les témoignages, le prix de certains produits essentiels a fortement augmenté. « Maintenant, 1 kg de haricot s’achète à 4 000 francs, tandis que le riz coûte entre 6 500 et 7 000 francs. Nous ne travaillons pas, nous n’avons pas de moyens », déplore un habitant.
Pour plusieurs familles, cette hausse des prix a des conséquences directes sur leur alimentation quotidienne. Certains expliquent être des contraintes de réduire la quantité de nourriture consommée ou de se priver pour donner la priorité aux enfants. « À cause de la pauvreté, il nous arrive de passer une journée sans manger. Nous nous privons pour donner à manger aux enfants », témoigne une résidente.
Les habitants évoquent également les difficultés liées au coût du transport, souvent citées parmi les facteurs qui contribuent à l’augmentation des prix. « Les prix grimpent, ils ne baissent pas. On nous dit que le transport coûte cher à cause du carburant, mais nous, nous n’y pouvons rien », explique un autre résident.
À cette situation s’ajoutent les effets des dernières récoltes jugées insuffisantes par la population. Plusieurs ménages indiquent qu’ils doivent désormais acheter leur nourriture sur les marchés, alors qu’ils comptaient auparavant sur leur propre production pour se nourrir.
Cette précarité alimentaire inquiète les habitants, qui rapportent également des problèmes de santé liés, selon eux, à une alimentation insuffisante et peu diversifiée. « Cela pèse beaucoup sur nous. Nous avons une alimentation déséquilibrée et nous tombons malades, tout comme nos enfants. Mon enfant est également tombé malade », affirme une mère de famille.
Face à cette situation, les habitants demandent l’intervention des autorités afin de mieux encadrer les prix des denrées de première nécessité et de prendre en compte le pouvoir d’achat des ménages à faibles revenus.
Ils appellent également à des mesures visant à soutenir les familles touchées par la hausse du coût de la vie, alors que l’accès à une alimentation suffisante devient de plus en plus difficile pour une partie de la population.

























