Après plusieurs mois d’arrêt, les travaux de réhabilitation de la Route nationale n°3 (RN3), sur le tronçon Bujumbura-Gitaza, ont repris depuis le 21 mai 2026. Les usagers saluent l’amélioration progressive des conditions de circulation, ils demandent toutefois une accélération des travaux afin que le revêtement en asphalte soit posé avant la prochaine saison des pluies.
Les travaux de réhabilitation de la Route Nationale n°3 (RN3), sur le tronçon Bujumbura-Gitaza, se poursuivent. Les moteurs procèdent actuellement à l’élargissement de la chaussée, tandis que les nids-de-poule présents sur la route asphaltée sont provisoirement rebouchés avec de la terre. À ce jour, les équipes ont atteint la localité de Karava en provenance de Gitaza.
Cette reprise des travaux est accueillie favorablement par de nombreux usagers. C’est le cas d’Amos Nduwimana, commerçant qui transporte quotidiennement des chaussures vers le marché de Gitaza. Il affirme que l’état de la route s’est nettement amélioré.
« Avant, les nids-de-poule rendaient la circulation très difficile. Aujourd’hui, les véhicules circulent sans problème. Le trajet entre Ruziba et Gitaza, qui prenait auparavant près d’une heure et demie, s’effectue désormais en une heure », témoigne-t-il.
Malgré cette satisfaction, certains usagers regrettent les perturbations occasionnées par le chantier. Bosco, connu sous le surnom de « Patiri », explique que les travaux entraînent régulièrement des embouteillages.
« Lorsque les pelleteuses creusent ou chargent les camions, la circulation est interrompue afin d’éviter que des pierres ne tombent sur les véhicules. Cela provoque parfois de longues attentes », déplore-t-il.
Il estime également que les entreprises auraient dû commencer les travaux sur les tronçons les plus dégradés, notamment aux abords de l’hôpital CMCK, à Kanyosha, où la chaussée est dans un état particulièrement critique.
Les usagers souhaitent également que la réhabilitation concerne l’ensemble de la RN3 et non seulement certains tronçons. Ils demandent que les travaux soient accélérés afin que la pose de l’asphalte intervienne avant les premières pluies, garantissant ainsi un itinéraire plus résistant et plus durable.
Pour sa part, Nestor Havyarimana, motocycliste assurant le transport de passagers, insiste sur la nécessité d’aménager des caniveaux pour assurer l’évacuation des eaux de pluie.
« Si les caniveaux ne sont pas réalisés rapidement, les pluies risquent d’endommager les travaux déjà effectués. Ce serait un investissement perdu. À Magara, par exemple, les nids-de-poule ont été rebouchés et la circulation est désormais plus fluide, mais il faut protéger ces aménagements », souligne-t-il.
Les travaux sont exécutés par les entreprises SOGEA-SATOM et GETRA. En janvier dernier, le Premier ministre, Nestor Ntahontuye, avait effectué une visite sur ce chantier, alors à l’arrêt. Il avait expliqué que les retards dans la reprise des travaux étaient notamment liés aux opérations d’indemnisation des riverains, au déplacement des installations électriques de la REGIDESO ainsi qu’au décaissement des fonds destinés au projet.
Les travaux ont finalement repris le 21 mai 2026 sur le tronçon Bujumbura-Gitaza, long de 25 kilomètres. Leur achèvement est prévu pour le 20 mai 2028.

























