Le Réseau national des tradipraticiens du Burundi (RNATB) affirme que la recherche dans le domaine de la médecine traditionnelle est aujourd’hui une nécessité. Le ministère ayant la Santé publique dans ses attributions indique que, même en l’absence d’instituts spécialisés dans la recherche sur les plantes médicinales, les travaux menés dans les universités montrent que cette médecine est importante pour la santé de la population.
Selon Jothan Nicolas, président de ce réseau, la recherche constitue l’une des étapes qui n’ont pas encore été suffisamment développées par les praticiens de la médecine traditionnelle au Burundi. Il souligne toutefois qu’une collaboration existe entre les différents acteurs du secteur.
« C’est ce que nous avons toujours demandé : des laboratoires pour analyser ce que nous faisons, afin de mieux faire que nos ancêtres. Mais, bien que ces laboratoires ne soient pas disponibles, les chercheurs se mettent ensemble pour toujours faire mieux dans la médecine traditionnelle », a-t-il déclaré ce lundi 31 août 2026, à l’occasion de la Journée africaine de la médecine traditionnelle.
Bien que le niveau de recherche dans le domaine de la médecine traditionnelle reste encore faible au Burundi, le ministère de la Santé publique affirme que cette médecine joue un rôle important dans l’amélioration de la santé de la population. Pierre Sinarinzi est le secrétaire permanent au sein de ce ministère.
« Bien que ces centres de recherche ne soient pas encore là, les recherches menées dans certaines universités ainsi que les thèses réalisées par des étudiants finalistes ont prouvé que la médecine traditionnelle est essentielle pour la santé humaine », a affirmé le Dr Pierre Sinarinzi, secrétaire permanent au sein de ce ministère.
« Notre ambition politique est désormais de convertir ces travaux de thèse et ces recherches en phytomédicaments homologués, des produits accessibles à tous », indique le ministère de la Santé.
Pour structurer et sécuriser ce secteur, le Gouvernement affirme consolider sa stratégie quinquennale autour de trois axes majeurs : la protection juridique et la propriété intellectuelle, l’ancrage institutionnel ainsi que l’intégration de la santé et de la sécurité.
Le Burundi compte plus de 5 000 praticiens de la médecine traditionnelle légalement reconnus et quelque 682 espèces de plantes qui peuvent être utilisées dans cette forme de médecine.

























