Le gouvernement burundais et la Banque mondiale ont lancé les travaux du Projet d’accès à l’eau potable et à l’assainissement (PAEPA) « Amazi Iwacu » dans la commune Mugere, en province de Bujumbura. Doté d’un financement de 90 millions de dollars américains, ce projet vise à améliorer durablement l’approvisionnement en eau potable dans la ville de Bujumbura. Les premiers bénéficiaires devraient être desservis à partir de 2028.
La première pierre du Projet d’Accès à l’Eau Potable et à l’Assainissement (PAEPA) « Amazi Iwacu » a été posée ce jeudi dans la localité de Nyabugete, commune Mugere, en province de Bujumbura. Ce projet vise à renforcer l’approvisionnement en eau potable dans la ville de Bujumbura et ses environs, où de nombreux habitants font face à des difficultés d’accès à cette ressource essentielle.
Selon le directeur général de la REGIDESO, Jean Albert Manigomba, les premiers bénéficiaires devraient être desservis à partir de 2028.
« C’est un projet qui va réduire les problèmes liés au manque d’eau potable dans la ville de Bujumbura. Les premiers bénéficiaires auront accès à l’eau potable en 2028. Nous fournissons beaucoup d’efforts pour que ce projet soit réalisé », a-t-il déclaré.
Les habitants de Nyabugete ont salué cette initiative qu’ils considèrent comme une réponse à un besoin longtemps ressenti. Ils expliquent que l’accès à l’eau potable constituait un défi quotidien et espèrent que les travaux seront exécutés dans les délais prévus.
Présent à cette cérémonie, le président de la République du Burundi, Évariste Ndayishimiye, a insisté sur la nécessité de protéger le lac Tanganyika, principale source d’approvisionnement du projet. Il a appelé les ménages, les entreprises et les industries à mettre fin aux pratiques de pollution qui menacent la qualité des eaux du lac.
Le chef de l’État a également invité les habitants de la province de Bujumbura à adopter des mesures de protection de l’environnement afin d’empêcher les déchets et les eaux polluées d’atteindre le lac Tanganyika. Il a particulièrement mis en garde contre le déversement d’immondices dans les rivières Ntahangwa et Muha, qui se jettent dans le lac.
Le projet PAEPA « Amazi Iwacu » sera mis en œuvre en deux phases. La première s’étendra jusqu’en 2030. Son coût global est estimé à 90 millions de dollars américains, dont 80 millions financés par la Banque mondiale. Le gouvernement du Burundi et la REGIDESO contribueront à hauteur de 10 millions de dollars.
Selon la Banque mondiale, plus d’un demi-million de personnes bénéficieront de services d’eau améliorés grâce à ce projet. L’institution a réaffirmé son engagement à accompagner le gouvernement burundais dans la réalisation des projets de développement destinés à améliorer les conditions de vie de la population.
























