En date du 25 au 29 mai 2026, la ville de Bujumbura a accueilli la 61ᵉ réunion du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC). Cette rencontre a réuni des représentants des États et de diverses organisations de la région. Les discussions ont porté principalement sur les défis sécuritaires persistants en Afrique centrale, notamment la question des réfugiés et des personnes déplacées, ainsi que les conséquences des activités des groupes armés et terroristes dans la région.
La cérémonie de clôture a rassemblé plusieurs hautes personnalités, parmi lesquelles le représentant du Secrétaire général des Nations Unies auprès de l’Union africaine, Parfait Onanga Anyanga, le président de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), Ezéchiel Nibigira, ainsi que des représentants d’organisations internationales et régionales, des experts et les points focaux de l’UNSAC dans les différents pays membres.
Le ministre burundais des Affaires étrangères et de la Coopération au développement, Édouard Bizimana, a indiqué que plusieurs décisions importantes avaient été prises afin de renforcer la paix et la sécurité dans la région. Il a précisé que les participants ont réaffirmé leur volonté de trouver des solutions durables à la problématique des personnes déplacées et de renforcer l’application des instruments juridiques internationaux relatifs à leur protection et à leur assistance.
Dans le communiqué final, les États participants ont renouvelé leur engagement en faveur des instruments et conventions des Nations Unies, de l’Union africaine (UA), de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) ainsi que de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Ces textes visent à prévenir les conflits à l’origine des déplacements forcés de populations, à assurer la protection et l’assistance des personnes déplacées et à promouvoir des solutions durables à leurs difficultés.
Les ministres se sont également penchés sur la situation sécuritaire préoccupante qui continue de prévaloir dans l’est de la République démocratique du Congo. À cet effet, un groupe composé du Cameroun, de la Guinée équatoriale et de São Tomé-et-Príncipe a été mis en place pour suivre la mise en œuvre des résolutions issues des récentes discussions tenues à Doha, au Qatar, ainsi qu’aux États-Unis sur la crise dans l’est de la RDC.
Par ailleurs, l’un des principaux résultats de cette réunion est l’adoption de la Déclaration de Bujumbura, un document consacré au renforcement des mécanismes de prévention et de résolution pacifique des conflits en Afrique centrale afin de favoriser une paix durable et un développement stable dans la région.
À travers cette déclaration, les signataires ont réaffirmé leur engagement à promouvoir la culture de la paix, le dialogue, la tolérance, la coopération régionale et le règlement pacifique des différends, conformément aux principes de la Charte des Nations Unies.
Cette rencontre de quatre jours a également réuni des représentants de la CEEAC, de la CIRGL, les points focaux de l’UNSAC, des experts ainsi que d’autres partenaires engagés dans le suivi des questions de paix et de sécurité en Afrique centrale.
























