Les propriétaires de terrains situés dans un périmètre de 160 hectares autour du palais présidentiel de Gasenyi, à Bujumbura, demandent la promulgation d’un décret qui leur accorde le droit d’exploiter ces propriétés. Ils expliquent que, jusqu’à présent, plusieurs projets leur sont interdits en attendant la promulgation de ce décret. Le ministre en charge des infrastructures a récemment indiqué qu’ils doivent encore faire preuve de patience, en attendant que le décret y relatif soit prochainement mis en place.
Les habitants vivant à proximité de la présidence de la République sur la colline de Gasenyi se plaignent du fait que, jusqu’à ce jour, ils ne disposent pas de tous leurs droits sur ces terres.
« Quand on veut exploiter nos terres, nous en sommes empêchés. Quand on veut, par exemple, construire, on nous l’interdit en disant que ce n’est pas encore permis de construire. Nous demandons alors que le décret nous permettant d’exploiter nos terrains soit signé », insiste une résidente.
Selon ces résidents, cette situation les plonge dans des conditions de vie difficiles alors qu’ils possèdent pourtant des terres qui pourraient leur permettre de subvenir à leurs besoins.
« Nous vivons péniblement et nous n’avons aucun autre choix, car personne ne peut vendre sa propriété. Tu ne peux même pas avoir un client puisque personne n’est autorisé à bâtir. Nous vivons dans l’austérité », déplore une autre propriétaire de parcelle dans ce périmètre.
Alors que ces habitants demandent que soit signé le décret leur accordant le droit d’exploitation de ces terrains, le ministre ayant notamment en charge les infrastructures, Egide Nijimbere, a récemment, lors d’une émission publique des membres du gouvernement, appelé la population concernée à faire preuve de patience avant que le décret soit signé, réagissant sur cette affaire qui concerne l’expropriation de plus de 2 900 familles.
« Pour une bonne planification, personne ne peut s’opposer au développement », a-t-il indiqué.
« Vous avez vu les conséquences dues aux constructions anarchiques, par exemple à Kuwinterekwa ou à Muyaga. Nous dépensons énormément en cas de démolition de ces constructions quand le moment de raccorder à l’eau ou à l’électricité arrive. Que ces résidents fassent alors preuve de patience puisque l’étape qui reste n’est que la signature prochaine du décret en question », a expliqué le ministre Nijimbere.
Toutefois, dans certaines parcelles de ce périmètre, certains y ont actuellement des champs de cultures variées, dont le manioc, à côté des maisons d’habitation.

























