Le Premier ministre burundais, Nestor Ntahontuye, a estimé que la libéralisation totale du marché du carburant pourrait provoquer une augmentation importante du coût de la vie dans le pays. Il a plutôt encouragé les Burundais à se tourner vers les véhicules électriques afin de réduire leur dépendance au carburant.
Ces déclarations ont été faites ce 11 juin 2026 à Gitega, lors de la séance d’échanges entre les membres de l’Exécutif et la population, en réponse à une question portant sur la pénurie de carburant et les solutions envisagées pour y remédier.
Selon le chef du gouvernement, toute personne disposant des moyens nécessaires est autorisée à importer du carburant au Burundi. Toutefois, il a souligné que dans un marché entièrement contrôlé par les opérateurs privés, le litre de carburant ne serait plus vendu autour de 4 000 francs burundais comme actuellement, mais pourrait atteindre entre 6 000 et 7 000 francs burundais. Une telle hausse aurait, selon lui, des répercussions directes sur le coût de la vie et sur l’économie nationale.
Nestor Ntahontuye a également rappelé que certains opérateurs disposent déjà de l’autorisation d’importer du carburant.
Abordant la question de la pénurie, le Premier ministre a affirmé que ce problème ne concerne pas uniquement le Burundi, mais touche également d’autres pays du monde. Il a indiqué avoir constaté une situation similaire lors d’un récent déplacement en Éthiopie.
Le Premier ministre a par ailleurs expliqué que les besoins en carburant augmentent à mesure que le pays se développe. Il a pris l’exemple de certaines communes où le nombre de véhicules et de motos ne cesse de croître, entraînant une demande toujours plus importante en produits pétroliers.
Face à cette situation, Nestor Ntahontuye a invité les Burundais à investir dans les véhicules électriques. Il a rappelé que ces derniers bénéficient actuellement d’une exonération fiscale à l’importation. Le chef du gouvernement a même annoncé que certaines catégories de véhicules thermiques pourraient ne plus être autorisées à entrer sur le territoire burundais à l’avenir, dans le cadre de la promotion de la mobilité électrique.

























