Le gouvernement du Burundi, avec l’appui de la Banque mondiale, poursuit la mise en œuvre de la deuxième phase du projet Merankabandi, un programme destiné à améliorer les conditions de vie des ménages les plus vulnérables. Lors d’un point de presse tenu le 26 juin 2026 au chef-lieu de la commune Karusi, dans la province de Gitega, le coordonnateur du projet, Michel Nyabenda, a présenté le bilan des réalisations déjà enregistrées et salué les progrès accomplis dans l’autonomisation des bénéficiaires.
Selon Michel Nyabenda, la première phase du projet a été mise en œuvre dans les anciennes provinces de Karusi, Ruyigi, Kirundo et Gitega. Les résultats jugés satisfaisants par le gouvernement ont conduit au lancement d’une deuxième phase, désormais étendue à l’ensemble du territoire national afin que toutes les communautés puissent bénéficier des retombées du programme.
Le coordonnateur a précisé que cette nouvelle phase cible non seulement les ménages à faibles revenus, mais également les familles touchées par les catastrophes naturelles, les périodes de soudure ainsi que les ménages vulnérables vivant dans les camps de réfugiés.
Dans le cadre de ce programme, chaque ménage bénéficiaire reçoit une aide financière de 72 000 francs burundais tous les deux mois pendant une période de deux ans. Cette assistance est accompagnée de formations destinées à aider les bénéficiaires à élaborer et développer des projets générateurs de revenus afin d’assurer leur autonomie économique.
Michel Nyabenda a indiqué que le projet ambitionne d’atteindre 250 000 ménages. Il a également annoncé que les 200 millions de dollars américains déjà mobilisés auprès de la Banque mondiale sont disponibles pour financer les activités. Toutefois, il a précisé que les besoins financiers jusqu’en 2029 sont estimés à 279 millions de dollars américains, tout en exprimant sa confiance quant à la mobilisation des ressources restantes.
Le responsable du projet a rappelé que Merankabandi s’inscrit dans la mise en œuvre du Plan national de développement (PND) révisé 2018-2027, ainsi que dans la Vision du Burundi, pays émergent en 2040 et développé en 2060.
Malgré les résultats encourageants enregistrés, Michel Nyabenda a reconnu l’existence de plusieurs défis. Il a notamment cité la hausse du coût de la vie, qui réduit le pouvoir d’achat des aides accordées aux ménages, ainsi que les insuffisances du réseau de télécommunications dans certaines localités, entraînant parfois des retards dans le transfert des fonds via la téléphonie mobile.
En conclusion, Michel Nyabenda a souligné que, grâce au projet Merankabandi, le gouvernement entend mettre en place un système durable de protection sociale permettant aux ménages les plus démunis d’améliorer durablement leurs conditions de vie et de renforcer leur résilience face aux difficultés économiques.

























