Le gouvernement du Burundi encourage une nouvelle fois la population à recourir davantage au fumier organique afin de compléter les engrais chimiques dont la disponibilité demeure insuffisante. La question du manque d’engrais pour les agriculteurs a été abordée lors de la conférence publique des ministres, tenue ce 11 juin 2026 dans la capitale politique, Gitega.
S’exprimant à cette occasion, le Premier ministre, Nestor Ntahontuye, a expliqué que les quantités d’engrais disponibles ne suffisent plus à satisfaire la demande croissante. Selon lui, de plus en plus de Burundais se consacrent à l’agriculture, ce qui entraîne une forte augmentation des besoins en fertilisants.
Face à cette situation, le chef du gouvernement a invité les agriculteurs à produire davantage de fumier organique afin de compléter les engrais chimiques. Il a souligné que les conditions climatiques favorables, notamment les précipitations régulières dont bénéficie le pays, constituent un atout pour la production de fertilisants organiques.
Interrogé sur le sort des agriculteurs qui n’ont pas reçu leurs engrais à temps et qui ont subi des pertes, le Premier ministre a indiqué que l’État ne procédera pas à une indemnisation financière. Il a toutefois assuré que le gouvernement prendra des mesures pour les accompagner. Il a également rappelé les importants efforts consentis par l’État pour rendre les engrais accessibles, précisant que le gouvernement prend en charge 68 % du coût tandis que les agriculteurs ne paient que 32 %.
Concernant les plaintes de certains citoyens qui continuent d’être sollicités pour payer de nouvelles commandes d’engrais alors qu’ils n’ont pas encore reçu celles déjà réglées, Nestor Ntahontuye a affirmé que le gouvernement a déjà effectué un recensement des personnes disposant de tickets mais n’ayant pas encore été servies. Cette démarche vise à éviter que ces agriculteurs ne soient contraints d’effectuer de nouveaux paiements avant d’avoir reçu les engrais déjà payés.
Le Premier ministre a également été interrogé sur la possibilité d’autoriser les opérateurs privés à importer des engrais. En réponse, il a déclaré que cette opportunité est ouverte à toute personne disposant des capacités nécessaires, invitant les intéressés à soumettre leurs dossiers auprès du ministère en charge de l’Agriculture.
La promotion du fumier organique pourrait-elle constituer une solution durable à la pénurie d’engrais que connaît le pays ? La question reste ouverte. :::

























