À l’École Saint-Michel-Archange, les élèves membres du Club de la paix et de la protection de l’environnement découvrent que la construction d’un avenir durable passe par la promotion de la paix, la protection de la nature et l’engagement citoyen. Grâce à des séances de sensibilisation organisées avec l’appui de partenaires, ces jeunes acquièrent des connaissances qui transforment progressivement leurs comportements et leur vision du monde.
Pour Nolan Salem Irihuhiriye, élève de 7ᵉ année, ces formations lui ont permis de mieux comprendre les notions de paix positive et de paix négative. Selon lui, la paix ne consiste pas seulement à éviter les conflits. « La paix positive repose sur la compréhension, la justice et le respect mutuel », explique-t-il.
Au cours des différentes séances, les élèves ont également été sensibilisés à la protection de l’environnement et à son rôle dans le développement durable. Liam affirme avoir pris conscience de l’impact des déchets plastiques sur la santé et l’environnement.
« Avant de rejoindre le club, je ne savais pas que jeter des déchets plastiques dans la nature pouvait avoir autant de conséquences. Aujourd’hui, je comprends qu’ils détruisent l’environnement, favorisent la prolifération des moustiques et contribuent à l’apparition de maladies », témoigne-t-il.
Le jeune élève se dit désormais déterminé à protéger son environnement, à sensibiliser son entourage et à contribuer à la lutte contre les changements climatiques.
Un engagement partagé par Miranda Dissindi Sindayigaya, élève de 8ᵉ année A, qui souligne le lien étroit entre la paix, l’environnement et le développement.
« J’ai appris que le conflit est naturel, mais que la violence est un choix. Grâce à l’empathie, à la communication non violente et à la médiation, il est possible de résoudre les différends de manière pacifique », explique-t-elle.
Pour Miranda, chaque jeune peut jouer un rôle important dans la protection de l’environnement. Elle encourage ses camarades à adopter des comportements responsables, notamment en évitant de jeter des déchets dans la nature et en luttant contre les feux de brousse qui détruisent les écosystèmes.
Selon elle, la préservation de l’environnement est une condition essentielle du développement. « Si nous détruisons la nature, nous compromettons notre propre développement », rappelle-t-elle.
Les progrès observés chez les élèves sont également salués par Pancrace Bakenyere, enseignant à l’École Saint-Michel-Archange et encadreur du club.
« Nous constatons progressivement un changement positif chez les jeunes. Aujourd’hui, ils comprennent ce qu’est l’environnement et savent que lorsque celui-ci est perturbé, la vie humaine l’est également », explique-t-il.
L’enseignant souligne également le lien étroit entre la paix et l’environnement. Selon lui, les conflits peuvent naître de la rareté des ressources naturelles causée par la dégradation de l’environnement, tandis que les guerres et les violences contribuent à leur tour à la destruction de la nature.
Pour cette raison, les encadreurs encouragent les élèves à devenir de véritables ambassadeurs de la paix et de la protection de l’environnement au sein de leurs communautés.
À l’origine de cette initiative figure également le CPD Girubuntu, qui accompagne les jeunes dans leur apprentissage des valeurs citoyennes et environnementales.
Pour Justa Flavia Ingabire, activiste au sein de l’organisation, il est essentiel d’investir dans la jeunesse, car elle représente l’avenir du pays.
« Nous voulons transmettre à ces jeunes des valeurs qui les aideront à devenir des leaders responsables, capables de vivre ensemble, de résoudre pacifiquement les conflits et de protéger leur environnement », explique-t-elle.
L’activiste rappelle que les défis environnementaux actuels sont principalement le résultat des activités humaines et que les jeunes doivent être préparés à y faire face. C’est pourquoi les formations abordent plusieurs thèmes complémentaires, notamment la paix, la communication non violente, la résolution pacifique des conflits et la protection de l’environnement.
Après plusieurs séances, les résultats sont déjà visibles. Les élèves participent activement aux discussions, proposent des solutions concrètes et souhaitent s’impliquer davantage dans la protection de leur cadre de vie. Certains ont même suggéré la construction de poubelles au sein de leur établissement afin d’améliorer la gestion des déchets.
Pour les responsables du projet, ces initiatives démontrent que les jeunes sont prêts à devenir des acteurs du changement lorsqu’ils disposent des connaissances et de l’accompagnement nécessaires.
À travers cette expérience, l’École Saint-Michel-Archange montre qu’il est possible de former une génération consciente des enjeux de paix et d’environnement, capable de transformer de petites actions quotidiennes en véritables leviers de changement pour la communauté.

























